Vingt millions d'euros (dont la moitié versée à l'ONU), sans compter le coût des moyens militaires de sauvetage : c'est le montant de l'aide d'urgence débloquée par la France - à ce jour - pour venir en aide à la population d'Haïti frappée par le tremblement de terre du 12 janvier. Près de 700 personnes ont été envoyées par Paris au secours des Haïtiens. Deux bâtiments de la Marine nationale, le Sirocco et le Francis-Garnier, devaient arriver sur place cette semaine.
Le 17 janvier, Nicolas Sarkozy a obtenu de Barack Obama le lancement dune conférence internationale pour la reconstruction dHaïti, de concert avec le Brésil et le Canada ; la première réunion de ce projet devait se tenir à Montréal le 18 janvier. Cest peut-être le signe dune détente dans lépreuve de force opposant aux humanitaires français les militaires américains, qui avaient pris le contrôle de laéroport de Port-au-Prince Ces derniers étaient allés jusquà hisser la bannière étoilée sur la tour de contrôle de laéroport, ce qui avait suscité la colère du président haïtien Préval et sa protestation auprès de la Maison Blanche.
Les Américains interdisant latterrissage des avions de matériel français et européens, et entravant ainsi les secours, il fallut une pression de Paris sur Washington pour obtenir la réouverture de laéroport à laide venant du reste du monde : une protestation officielle a été remise aux Etats-Unis le 18 janvier par le secrétaire dEtat français à la Coopération, Alain Joyandet, après le refoulement dun avion français apportant un hôpital de campagne. Haïti a besoin dune aide, pas dune occupation, a dit Joyandet.
Après quoi Bernard Kouchner (inconditionnel des USA) a cru devoir démentir le récit de Joyandet.
Trop peu
La coopération de tous les pays nest pourtant pas de trop, compte tenu de la crise effrayante où se trouve actuellement la population de lîle. Paniqués par labsence de ravitaillement dans les premiers jours, une partie des Haïtiens se sont livrés à des pillages et des émeutes. Les distributions de vivres ont été gênées et ralenties par ces affrontements, souvent sanglants Nous sommes trop peu et les gens sont désespérés, nous avons lordre de ne pas tirer sur eux sauf si cest indispensable, expliquait un porte-parole du gouvernement local le week-end dernier.
Sans doute plus de cent mille morts, des cadavres entassés dans les rues, des antennes chirurgicales de fortune : face à ce désastre sans précédent, lUnion européenne promettait cette semaine 400 millions deuros et une force de sécurité (surtout des gardes civils espagnols) venant épauler la faible police haïtienne. Le Quai dOrsay a mis en place deux numéros de téléphone durgence : 01 45 50 34 60 et 08 10 00 63 30.
Le 17 janvier, Nicolas Sarkozy a obtenu de Barack Obama le lancement dune conférence internationale pour la reconstruction dHaïti, de concert avec le Brésil et le Canada ; la première réunion de ce projet devait se tenir à Montréal le 18 janvier. Cest peut-être le signe dune détente dans lépreuve de force opposant aux humanitaires français les militaires américains, qui avaient pris le contrôle de laéroport de Port-au-Prince Ces derniers étaient allés jusquà hisser la bannière étoilée sur la tour de contrôle de laéroport, ce qui avait suscité la colère du président haïtien Préval et sa protestation auprès de la Maison Blanche.
Les Américains interdisant latterrissage des avions de matériel français et européens, et entravant ainsi les secours, il fallut une pression de Paris sur Washington pour obtenir la réouverture de laéroport à laide venant du reste du monde : une protestation officielle a été remise aux Etats-Unis le 18 janvier par le secrétaire dEtat français à la Coopération, Alain Joyandet, après le refoulement dun avion français apportant un hôpital de campagne. Haïti a besoin dune aide, pas dune occupation, a dit Joyandet.
Après quoi Bernard Kouchner (inconditionnel des USA) a cru devoir démentir le récit de Joyandet.
Trop peu
La coopération de tous les pays nest pourtant pas de trop, compte tenu de la crise effrayante où se trouve actuellement la population de lîle. Paniqués par labsence de ravitaillement dans les premiers jours, une partie des Haïtiens se sont livrés à des pillages et des émeutes. Les distributions de vivres ont été gênées et ralenties par ces affrontements, souvent sanglants Nous sommes trop peu et les gens sont désespérés, nous avons lordre de ne pas tirer sur eux sauf si cest indispensable, expliquait un porte-parole du gouvernement local le week-end dernier.
Sans doute plus de cent mille morts, des cadavres entassés dans les rues, des antennes chirurgicales de fortune : face à ce désastre sans précédent, lUnion européenne promettait cette semaine 400 millions deuros et une force de sécurité (surtout des gardes civils espagnols) venant épauler la faible police haïtienne. Le Quai dOrsay a mis en place deux numéros de téléphone durgence : 01 45 50 34 60 et 08 10 00 63 30.
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