La date du 11 janvier restera peut-être dans l'histoire comme celle du basculement guerrier de la présidence Obama. Ce jour-là, sur CNN, le général David Petraeus - commandant des forces américaines en Irak et en Afghanistan - a déclaré : 'Les Etats-Unis ont mis au point des plans militaires concernant les installations nucléaires iraniennes, dont des bombardements”. Le général a ajouté : 'Le Centcom (commandement de l'armée américaine pour cette partie du monde) serait irresponsable de ne pas envisager plusieurs scénarios et concevoir des plans pour répondre à une grande variété de situations.” Mais cette clause de style ne faisait que renforcer la menace... D'autant que Petraeus a précisé, à propos des fortifications protégeant les usines nucléaires iraniennes : 'elles peuvent tout à fait être bombardées.”
Ultimatum
Téhéran a réagi aussitôt, mais sans quitter le langage diplomatique : “Ces propos sont irréfléchis et mieux vaudrait que toute déclaration à ce sujet s’inscrive dans un cadre constructif”, a déclaré Ramin Mehmanparast, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères. Avant de dire une fois de plus : “l’Iran est toujours prêt à un échange par étapes de son uranium faiblement enrichi contre du combustible pour son réacteur de recherche de Téhéran.”
Le 3 janvier, en effet, l’Iran avait “donné un mois” à ses interlocuteurs occidentaux pour accepter un échange d’uranium à ses conditions : faute de quoi les Iraniens allaient “produire eux-mêmes de l’uranium enrichi pour le réacteur de recherche de Téhéran”.
Injonction à laquelle la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton avait riposté. “les Etats-Unis ont engagé des discussions avec leurs partenaires à propos de pressions et de sanctions nouvelles envers l’Iran en raison de son programme nucléaire.” Un cran de plus dans l’escalade vers un conflit ? Officiellement, personne ne souhaite cet affrontement armé dont les répercussions seraient imprévisibles (et sans doute catastrophiques) pour une planète en crise économique et environnementale.
Depuis octobre 2009, les interlocuteurs de l’Iran dans cette négociation - le fameux groupe des “Six” : Washington, Moscou, Pékin, Paris, Berlin et Londres - proposent à Téhéran de transférer la plus grande partie de son uranium à l’étranger sous l’égide de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), en échange de combustible hautement enrichi pour son réacteur de Téhéran. Mais l’Iran a rejeté cette offre, pour lancer le 2 janvier son ultimatum.
Quinze jours plus tôt, il avait testé un missile capable d’atteindre Israël : étrange message, Israël ne prenant aucunement part à la négociation - mais prônant ouvertement une attaque aérienne contre l’Iran…
Ultimatum
Téhéran a réagi aussitôt, mais sans quitter le langage diplomatique : “Ces propos sont irréfléchis et mieux vaudrait que toute déclaration à ce sujet s’inscrive dans un cadre constructif”, a déclaré Ramin Mehmanparast, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères. Avant de dire une fois de plus : “l’Iran est toujours prêt à un échange par étapes de son uranium faiblement enrichi contre du combustible pour son réacteur de recherche de Téhéran.”
Le 3 janvier, en effet, l’Iran avait “donné un mois” à ses interlocuteurs occidentaux pour accepter un échange d’uranium à ses conditions : faute de quoi les Iraniens allaient “produire eux-mêmes de l’uranium enrichi pour le réacteur de recherche de Téhéran”.
Injonction à laquelle la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton avait riposté. “les Etats-Unis ont engagé des discussions avec leurs partenaires à propos de pressions et de sanctions nouvelles envers l’Iran en raison de son programme nucléaire.” Un cran de plus dans l’escalade vers un conflit ? Officiellement, personne ne souhaite cet affrontement armé dont les répercussions seraient imprévisibles (et sans doute catastrophiques) pour une planète en crise économique et environnementale.
Depuis octobre 2009, les interlocuteurs de l’Iran dans cette négociation - le fameux groupe des “Six” : Washington, Moscou, Pékin, Paris, Berlin et Londres - proposent à Téhéran de transférer la plus grande partie de son uranium à l’étranger sous l’égide de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), en échange de combustible hautement enrichi pour son réacteur de Téhéran. Mais l’Iran a rejeté cette offre, pour lancer le 2 janvier son ultimatum.
Quinze jours plus tôt, il avait testé un missile capable d’atteindre Israël : étrange message, Israël ne prenant aucunement part à la négociation - mais prônant ouvertement une attaque aérienne contre l’Iran…
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