Les deux kidnappés étaient un rédacteur et un reporter d'image de France 3, qui parcouraient l'Afghanistan pour le magazine 'Pièces à conviction. La chaîne était sans nouvelles d'eux depuis le 30 décembre.
Il sagissait du premier enlèvement connu de journalistes français en Afghanistan depuis le début de loccupation occidentale de ce pays, en 2001.
Au moment où le ministre français prenait la parole, lundi, on ne connaissait ni lidentité des ravisseurs des deux journalistes, ni leurs exigences. Si des négociations souvraient, elles allaient être longues, supputait Kouchner. Instruit par lexpérience, il échafaudait des hypothèses : Nous essayons détablir des contacts. Je nai pas dit du tout que nous en avions et, dailleurs, je vous dis très clairement : nous nen avons pas Mais cette négociation viendra un jour et ça peut être très long Les gens qui les détiennent peuvent ne pas se manifester, cest la coutume, pendant huit jours, quinze jours, pour laisser retomber la pression
Ce que lon savait se résumait à peu de choses : selon la police afghane, les deux Français circulaient en voiture dans la province de Kapisa, à 120 km au nord-est de Kaboul, et ils avaient été enlevés par des éléments anti-gouvernementaux. Ce qui ne veut rien dire de précis, sachant les murs des féodaux afghans La région montagneuse de Kapisa, où opèrent les auxiliaires français de larmée américaine, est le théâtre dopérations non seulement des talibans , mais du redoutable Gulbuddin Hekmatyar qui agit pour son propre compte. Ce sont dailleurs ses hommes (non les talibans) qui avaient tendu aux militaires français du 8e RPIMa lembuscade meurtrière du 18 août 2008, dans la vallée dUzbin.
La façon dagir dHekmatyar est celle des chefs afghans depuis des siècles : ce qui contribue à faire de cette guerre un labyrinthe, très loin de limage que les médias occidentaux voudraient en donner. Deux autres journalistes français avaient été tués dans une embuscade en novembre 2001 près de Mazar-i-Sharif (nord-est de lAfghanistan).
Il sagissait du premier enlèvement connu de journalistes français en Afghanistan depuis le début de loccupation occidentale de ce pays, en 2001.
Au moment où le ministre français prenait la parole, lundi, on ne connaissait ni lidentité des ravisseurs des deux journalistes, ni leurs exigences. Si des négociations souvraient, elles allaient être longues, supputait Kouchner. Instruit par lexpérience, il échafaudait des hypothèses : Nous essayons détablir des contacts. Je nai pas dit du tout que nous en avions et, dailleurs, je vous dis très clairement : nous nen avons pas Mais cette négociation viendra un jour et ça peut être très long Les gens qui les détiennent peuvent ne pas se manifester, cest la coutume, pendant huit jours, quinze jours, pour laisser retomber la pression
Ce que lon savait se résumait à peu de choses : selon la police afghane, les deux Français circulaient en voiture dans la province de Kapisa, à 120 km au nord-est de Kaboul, et ils avaient été enlevés par des éléments anti-gouvernementaux. Ce qui ne veut rien dire de précis, sachant les murs des féodaux afghans La région montagneuse de Kapisa, où opèrent les auxiliaires français de larmée américaine, est le théâtre dopérations non seulement des talibans , mais du redoutable Gulbuddin Hekmatyar qui agit pour son propre compte. Ce sont dailleurs ses hommes (non les talibans) qui avaient tendu aux militaires français du 8e RPIMa lembuscade meurtrière du 18 août 2008, dans la vallée dUzbin.
La façon dagir dHekmatyar est celle des chefs afghans depuis des siècles : ce qui contribue à faire de cette guerre un labyrinthe, très loin de limage que les médias occidentaux voudraient en donner. Deux autres journalistes français avaient été tués dans une embuscade en novembre 2001 près de Mazar-i-Sharif (nord-est de lAfghanistan).
Envie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nousEnvie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nous
L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.