Pour les voir à l’œuvre, il faut lever les yeux au ciel. Leur métier ? Les travaux haut perchés et difficile d’accès. Une activité bien présente à Caen. "Ils représentent 50% de mes chantiers", explique Patrick Nenye, à la tête de la société Maintenance couverture façades. Deux fois par an, ses hommes et lui nettoient notamment les fenêtres de la grande maternité du CHU, plusieurs centaines de vitres.
L’opération est complexe. Elle nécessite l’installation de points d’ancrage sur le toit pour permettre la descente en rappel des hommes puis "le travail au bout d’une corde, au-dessus du vide", rappelle l’ancien salarié du bâtiment, passionné d’escalade.
"C’est de l’acrobatie !"
Patrick Nenye compte à son actif nombre de chantiers impressionnants : le rafraîchissement du pont Bailey au Mémorial, la dévégétalisation de remparts du château Ducal, la réfection des joints des façades nord et ouest du CHU ou plus récemment l’entretien extérieur de l’église Saint-Étienne. "Ça va du simple contrôle au nettoyage des chéneaux et des gargouilles. Côté cloître, nous inspecterons dans quelques jours une corniche dont une pierre est récemment tombée". Il faut connaître tous les recoins inaccessibles de ces bâtiments. "C’est fabuleux même si cela relève parfois de l’acrobatie !"
Pas question, à de telles hauteurs, de plaisanter avec la sécurité. Baudrier, casque, mousquetons... L’équipement peut parfois peser lourd. "Notre matériel s’apparente à celui utilisé en spéléologie. Avant tout chantier, il faut analyser son environnement de travail, anticiper les risques pour soi et pour le public".
Descendre en rappel avec des bacs remplis d’eau, du produit lave-vitres, des raclettes et des chiffons relève en effet de la performance. Et gare à celui qui oublie un objet au sol ou sur le toit !
Sur un arbre perché
Sylvain Feuvrier connait aussi bien la pratique du travail encordé. Même si les techniques employées pour les grands arbres diffèrent. Il est à la tête du service élagage de la Ville de Caen. "Nous taillons toute l’année. En ce moment et jusqu’au mois de mars, c’est une période forte avec la descente de sève", souligne-t-il. Ainsi, de 6.000 à 12.000 arbres passent chaque année entre les mains expertes d’une trentaine de spécialistes.
Munis d’une tronçonneuse, dans des positions parfois d’acrobates, ils ont en commun l’absence de la crainte du vide, une dextérité et une souplesse remarquables. De surcroît, ils sont capables de travailler aussi bien de la main droite que de la gauche ! "Physiquement, il faut être en pleine forme. Au Jardin des Plantes, certains arbres mesurent jusqu’à 35 mètres de haut. Cours Koenig, nous passons parfois jusqu’à deux heures et demie par sujet".
Et avec les saisons qui filent et l’éternel renouvellement de la nature, le travail n’est pas prêt de manquer !
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