Le peuple suisse vient de déclencher un hourvari européen, en votant 'non (à une forte majorité : plus de 57 %) aux minarets sur les mosquées helvétiques. Du côté du gouvernement français, le ministre Bernard Kouchner s'est déclaré 'scandalisé, affirmant qu'une mosquée sans minaret signifiait un islam 'opprimé. Michel Rocard a qualifié le vote suisse de 'violence. Jean-François Copé a accusé ce vote de 'favoriser toutes sortes d'amalgames (sans préciser sa pensée).
Du côté de la gauche, Benoît Hamon a qualifié le référendum helvétique de stratégie du bouc émissaire. Les Verts ont crié à lavancée des idées xénophobes et islamophobes en Europe. Vincent Peillon a transposé laffaire suisse en argument de campagne électorale française, dans la perspective des régionales : Cessons de jouer avec des concepts, des émotions mauvaises et dangereuses... La cible était évidemment le débat ouvert par Nicolas Sarkozy sur lidentité nationale. Particulièrement irrités, les magazines féminins parisiens traitent le référendum suisse de vote de la peur.
Devant ce tollé, quelques voix officielles ont tenté de comprendre le vote des citoyens helvétiques. En désaccord visible avec Copé, Xavier Bertrand (secrétaire général de lUMP) a laissé entendre que les mosquées en territoire français navaient pas forcément besoin de minarets. Le porte-parole adjoint de lUMP, Dominique Paillé, a ajouté : Les salles de prière sont tout à fait indispensables, mais il nen va pas de même pour les minarets. Il faut pouvoir assumer ses convictions sans que cela blesse qui que ce soit, et sans que cela transgresse le principe de laïcité...
Selon Paillé, les minarets, contrairement aux clochers déglise, ne font pas partie de lhéritage historique français. Une bonne part de lopinion française est sans doute du même avis, toute considération de foi religieuse mise à part ; mais un sondage sur ce sujet brûlant est peu probable dans lHexagone.
Pas de muezzins
Le Parti socialiste nadmet pas les considérations de Bertrand ou de Paillé : Ce nest que de lélectoralisme, a tempêté Pierre Moscovici. Il a même accusé lUMP de penser quau fond les Suisses montrent la voie.
Pressés de faire entendre leur indignation, ces commentateurs nont pas prêté attention aux imams modérés sévertuant à expliquer que les minarets ne sont pas indispensables, et que lislam français na pas envie de muezzins.
La France ne compte pour linstant que neuf minarets, dont aucun nest sonore. Celui de la future grande mosquée de Marseille (novembre 2011) aura 25 mètres, comme celui de la mosquée de Créteil près de Paris. Lappel à la prière sera lancé aux musulmans marseillais par un faisceau lumineux.
Du côté de la gauche, Benoît Hamon a qualifié le référendum helvétique de stratégie du bouc émissaire. Les Verts ont crié à lavancée des idées xénophobes et islamophobes en Europe. Vincent Peillon a transposé laffaire suisse en argument de campagne électorale française, dans la perspective des régionales : Cessons de jouer avec des concepts, des émotions mauvaises et dangereuses... La cible était évidemment le débat ouvert par Nicolas Sarkozy sur lidentité nationale. Particulièrement irrités, les magazines féminins parisiens traitent le référendum suisse de vote de la peur.
Devant ce tollé, quelques voix officielles ont tenté de comprendre le vote des citoyens helvétiques. En désaccord visible avec Copé, Xavier Bertrand (secrétaire général de lUMP) a laissé entendre que les mosquées en territoire français navaient pas forcément besoin de minarets. Le porte-parole adjoint de lUMP, Dominique Paillé, a ajouté : Les salles de prière sont tout à fait indispensables, mais il nen va pas de même pour les minarets. Il faut pouvoir assumer ses convictions sans que cela blesse qui que ce soit, et sans que cela transgresse le principe de laïcité...
Selon Paillé, les minarets, contrairement aux clochers déglise, ne font pas partie de lhéritage historique français. Une bonne part de lopinion française est sans doute du même avis, toute considération de foi religieuse mise à part ; mais un sondage sur ce sujet brûlant est peu probable dans lHexagone.
Pas de muezzins
Le Parti socialiste nadmet pas les considérations de Bertrand ou de Paillé : Ce nest que de lélectoralisme, a tempêté Pierre Moscovici. Il a même accusé lUMP de penser quau fond les Suisses montrent la voie.
Pressés de faire entendre leur indignation, ces commentateurs nont pas prêté attention aux imams modérés sévertuant à expliquer que les minarets ne sont pas indispensables, et que lislam français na pas envie de muezzins.
La France ne compte pour linstant que neuf minarets, dont aucun nest sonore. Celui de la future grande mosquée de Marseille (novembre 2011) aura 25 mètres, comme celui de la mosquée de Créteil près de Paris. Lappel à la prière sera lancé aux musulmans marseillais par un faisceau lumineux.
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