Le 21 juillet 2021, Jean-Claude Rivière, 58 ans, est retrouvé mort dans son appartement à Sées (Orne). A l'alerte des proches, ce sont les pompiers qui forcent l'entrée : "Delta Charlie Delta", annonce l'un d'eux : "Décédé" (DCD).
L'appartement de Jean-Claude Rivière se trouve dans cet immeuble, au deuxième étage. - Appel à Témoins
Le corps de Jean-Claude Rivière gît nu au sol. Dès le hall, les escaliers sont maculés de sang. A l'intérieur, l'appartement est sens dessus dessous. Des meubles déplacés, un canapé-lit cassé, une serpillière encore humide et tachée de sang, des éclats sur les murs et les meubles. Pourtant, aucune autopsie n'est pratiquée.
Une enquête classée… en moins de 24 heures
Le lendemain, à 11h, la fille de Jean-Claude, Cécilia Rivière, est informée : la mort de son père serait due à une simple chute contre une porte de placard. Une hémorragie du cuir chevelu serait la cause du décès. Pourtant, rien ne colle. "C'est inconcevable d'imaginer autre chose qu'un meurtre", tranche Julien Courbet en plateau. Aucun prélèvement d'ADN, aucun relevé d'empreintes, aucune autopsie : "On m'a demandé de ne pas leur apprendre leur métier", rapporte Cécilia Rivière, encore abasourdie.
Des indices accablants, laissés de côté
Selon l'émission, les traces de sang ne sont pas cohérentes avec un simple accident : rien sur la poignée, comme si elle avait été nettoyée. Le téléphone de Jean-Claude Rivière est à un mètre de lui, mais il n'appelle pas les secours ? "On a voulu faire croire qu'il avait tenté de nettoyer lui-même", explique un médecin légiste. Mais Jean-Claude Rivière sortait tout juste d'une opération ; "déplacer un meuble lui était impossible", affirme sa fille. Le médecin légiste ajoute : "Plusieurs lésions, des hématomes au visage, des ongles arrachés, c'est typique de violences."
Sur l'image de gauche, le meuble retrouvé "déplacé", et sur l'image de droite le meuble contre lequel il se serait cogné, succombant à ses blessures. - Appel à Témoins
Un témoignage glaçant, et des soupçons dans l'entourage
L'émission dévoile un témoignage anonyme émanant d'un ami proche de la famille. L'homme, qui souhaite rester anonyme, raconte : "C'est une personne avec qui j'ai pris l'apéro. Il était bien éméché, et s'est mis à se vanter d'être allé à Sées, où il se serait battu avec quelqu'un. Il m'a clairement laissé entendre que cette personne ne s'en relèverait pas."
Selon lui, l'homme en question avait des ongles manquants et une main tuméfiée. "Il n'a exprimé aucun regret. Au contraire, il en était fier", poursuit le témoin, qui précise : "Je sais d'autres choses, mais je ne les dirai pas, surtout par respect pour Madame Cécilia."
Le fils de Jean-Claude Rivière accusé par un anonyme
Lorsqu'on lui demande s'il s'agirait d'un proche de la famille, il répond sans détour : "Oui. Très proche, c'est un frère de Madame" (donc un fils de Jean-Claude Rivière). Il faut dire que la famille compte six frères et demi-frères.
Des propos qui entrent en résonance avec les tensions familiales évoquées par Cécilia, la fille de Jean-Claude Rivière : "Effectivement, un de mes frères ne s'entendait pas forcément avec mon papa. Ils ont déjà eu des altercations violentes par le passé… mais j'espère me tromper. Mon père ne voulait plus le voir, il ne lui aurait pas ouvert sa porte. Je ne l'avais jamais imaginé capable de ça."
La fille de Jean-Claude Rivière dont il était très proche, Cécilia Rivière. - Appel à Témoins
L'émission rappelle toutefois avec prudence qu'un témoignage, aussi troublant soit-il, ne constitue pas une preuve.
Deux autres hypothèses évoquées : celle de l'adultère et du SDF
L'hypothèse du flagrant délit, celle d'un mari jaloux ayant suivi sa femme, est également évoquée, ce qui pourrait expliquer l'état (nu) dans lequel le corps a été retrouvé. Selon sa fille, Jean-Claude Rivière entretenait une relation avec une femme mariée : "Elle attendait que ses enfants grandissent pour pouvoir quitter cet homme violent et alcoolique. Papa me l'avait confirmé."
Enfin, une autre piste mène à un homme incarcéré, ancien collègue devenu SDF, qui aurait menacé Jean-Claude Rivière auparavant, tandis que du tabac et de l'argent ont disparu de l'appartement de la victime.
Une lueur d'espoir : et si la vérité venait des téléspectateurs ?
"Appel à témoins" mise sur la force du collectif. Un numéro vert (0800 10 11 21) et une adresse mail (appelatemoins@m6.fr) sont mis à disposition pour recueillir des éléments. L'objectif : ouvrir à nouveau l'enquête, cette fois-ci avec tous les moyens nécessaires.
Julien Courbet le dit clairement : "Ce qu'on fait ici, c'est redonner une dignité à la mémoire de Jean-Claude."
Envie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nousEnvie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nous
L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.