Direction de Lubrizol et représentants du personnel étaient réunis, mercredi 2 avril, pour poursuivre les négociations autour du Plan de sauvegarde de l'emploi présenté par l'industriel fin février avec l'annonce du licenciement de 169 salariés sur les sites de Rouen et d'Oudalle près du Havre. Et alors qu'une grève illimitée avait été actée par les syndicats jeudi 27 mars, ces derniers ont annoncé lever la grève, jeudi 3 avril après avoir obtenu de la direction des avancées significatives en termes financiers. Ces avancées ont été signées par les trois organisations syndicales ; CGT, CFE-CGC et CFDT.
"En termes financiers, le gros est fait"
Selon Francis Malandain, délégué CFE-CGC sur le site de Lubrizol à Rouen, "on est passé de 169 emplois supprimés à 106 maximum", bien que beaucoup de postes soient "sacrifiés en usine". Il sera difficile d'aller plus loin selon le syndicaliste, notamment concernant les postes de support au siège qui doivent être transférés notamment en Inde. "En termes financiers, le gros est fait, se félicite Francis Malandain, on a multiplié par trois l'enveloppe, passant de 5 à 15 millions."
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En effet, les salariés ont également obtenu des avancées concernant les conditions de départs, avec un plan de départ volontaire ouvert à 600 personnes sans condition et une prime supralégale de l'ordre de 100 000 euros par personne (contre 6 000 initialement annoncés), sans condition d'ancienneté. Les négociations vont se poursuivre jusqu'à la signature du PSE prévu fin mai, avant les premiers départs de salariés attendus fin 2025.
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