Voilà qui pourrait compromettre sa participation à la prochaine élection présidentielle en 2027. Marine Le Pen a été reconnue coupable de détournements de fonds publics dans l'affaire des assistants parlementaires européens du FN, lundi 31 mars, par le tribunal de Paris. Elle écope de quatre ans de prison, dont deux avec sous sursis, le reste pouvant être aménagé sous surveillance électronique. Elle a surtout été condamnée à 100 000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire.
Des Normands condamnés
Quatre Normands ou élus normands ont aussi été condamnés dans cette affaire. L'eurodéputé Nicolas Bay, ex-membre du Rassemblement national, conseiller régional de Normandie et anciennement élu d'Elbeuf, écope de douze mois de prison, dont six avec sursis, le reste aménageable sous bracelet électronique, 8 000 euros d'amende et trois ans d'inéligibilité avec exécution provisoire. Timothée Houssin, député de l'Eure, est condamné à six mois de prison avec sursis simple et un an d'inéligibilité avec sursis provisoire. Thierry Légier, de Saint-Valery-en-Caux, garde du corps de Marine le Pen, est condamné à douze mois de prison avec sursis et deux ans d'inéligibilité. Enfin, le Manchois Fernand Le Rachinel, ex-eurodéputé, est condamné à deux ans de prison avec sursis, 15 000 euros d'amende et trois ans d'inéligibilité sans exécution provisoire.
Le Rassemblement national a, de son côté, été condamné comme personne morale à deux millions d'euros d'amende, dont un million ferme.
"Un tribunal révolutionnaire vient d'écarter la chef de file de l'opposition en France. Nous ne sommes plus en démocratie. Immense soutien à Marine Le Pen", a réagi Guillaume Pennelle, le chef de file des élus RN, au conseil régional de Normandie.
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