L'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) vient de sortir son bilan 2024 de l'état des populations de poissons pêchés dans l'Hexagone. Bonne nouvelle, 58% des volumes de poissons débarqués sont issus de poissons exploités durablement, dont les espèces ne sont pas menacées. Certaines populations sont cependant menacées de déclin. C'est le cas par exemple du maquereau en Atlantique, du chinchard en Manche est et mer du Nord, de la sole en Manche est et du merlu en Méditerranée.
Une pêche stable sur notre littoral
La situation sur notre façade maritime (mer du Nord et Manche est) est assez similaire aux années précédentes : 56% des volumes de poissons débarqués en 2023 proviennent de populations en bon état (contre 55% en 2022). Le volume des débarquements a légèrement diminué (107 000 tonnes en 2023, contre 113 000 tonnes en 2022), tandis que les volumes de débarquements sont stables pour les deux principales espèces (hareng et coquille Saint-Jacques). La principale évolution est le déclassement du lieu noir, une espèce importante car elle représente 10% des débarquements de la région en 2023. Elle est désormais surpêchée, ce qui risque de conduire à une baisse de la population.
La situation est aussi alarmante pour les soles et autres poissons plats. Depuis 2010, de nouvelles mesures de gestion ont été mises en place avec les professionnels pour préserver ces espèces et l'effort de pêche a diminué, mais ces populations peinent tout de même à se reconstituer.
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