Une résidence de concertation s'est tenue mardi 25 et mercredi 26 février autour de l'initiative "Quartiers de demain", destinée à construire le futur des quartiers populaires. L'immeuble Langevin à Caen a été sélectionné pour un appel à projets de rénovation dans le cadre de cette initiative. Pendant ces deux jours, architectes et habitants, membres du "jury citoyen" composé d'une vingtaine d'habitants et de forces associatives et économiques du quartier, ont pris part à une immersion au sein du quartier de La Grâce de Dieu. Ce temps d'échange a permis de recueillir témoignages, idées et ressentis, afin de nourrir la réflexion sur l'avenir de l'immeuble et son intégration dans le quartier.
Les enjeux de l'immeuble Langevin
Dans ce projet, il s'agit de redonner une durée de vie de 40 ans à l'immeuble Langevin, de développer une offre de logements intergénérationnels et durables, mais aussi de conforter une mixité sociale déjà existante.
En avril, trois équipes d'architectes proposeront des alternatives de restructuration qui seront examinées par le jury citoyen. Ce dernier fera remonter ses remarques avant qu'un projet lauréat ne soit désigné en juillet. Lise Gargasson, ingénieure paysagiste au bureau d'études Citanova, est chargée de la concertation pour le projet. Si l'immeuble Langevin est au centre du projet, elle précise que les équipes d'architectes "sont invitées à adopter une vision plus large et à réfléchir à son insertion dans le quartier dans son ensemble".
Un premier diagnostic avec les habitants
La première étape de "Quartiers de demain" est le diagnostic de la situation actuelle. Dans sa mission de concertation, Lise Gargasson doit transmettre la parole des habitants aux équipes de projet. Selon elle, "le quartier a beaucoup évolué ces dernières années grâce aux actions des instances publiques et au dynamisme des associations locales". Cependant, les avis divergent à l'échelle de l'immeuble Langevin : pour ses habitants, "il représente un véritable patrimoine qu'ils souhaitent conserver", tandis que ceux qui n'y résident pas le perçoivent plutôt comme un lieu peu attractif.
Parmi les membres du jury citoyen, Irène Pequet, qui réside à la Grâce de Dieu depuis 42 ans, se félicite de cette démarche participative. Pour elle, "il était essentiel que l'immeuble Langevin soit restructuré plutôt que démoli". C'est un élément emblématique du quartier : "Pour se retrouver, on dit souvent : 'rendez-vous à l'immeuble où il y a la chaudière'."
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