C'est au cours d'un déplacement dans le Jura que le chef de l'Etat a présenté son plan. « Ce plan est aussi important, aussi stratégique que celui qu'on vient de décider pour les petites et moyennes entreprises », affirme François Fillon. Du coup, Sarkozy était attendu de pied ferme par les organisations paysannes. « Nous espérons que les décisions seront à la hauteur de la mobilisation », déclarait Jean-Michel Lemétayer, président du principal syndicat agricole français : la FNSEA. Le secrétaire général de celle-ci, Dominique Barrau, montait en ligne lui aussi et multipliait les déclarations combatives pour enfoncer le clou. Thème de toutes ces interventions : prendre des mesures de circonstance pour sauver les revenus des agriculteurs, oui ; mais ce sera bientôt inutile si l'on n'obtient pas de Bruxelles une révision radicale de la politique agricole commune.
Appel à lEurope
Lobjectif de cette révision, explique Barrau, serait de mettre en place un système dassurances qui protégerait les exploitants agricoles contre « la volatilité des prix de marché ». Celle-ci est en effet une menace mortelle pour « le type dexploitations familiales développé en France depuis trente ans », explique-t-il, et ce nest quà léchelle européenne que le système dassurances pourrait fonctionner.
Dautre part, Barrau réclame « le maintien du budget dédié à lagriculture », alors que Bruxelles entreprend (au contraire) de réduire le montant des aides agricoles : réducation dans laquelle Barrau voit un « aveu déchec de lEurope », aveu quil juge « insupportable » et « incompréhensible ».
Dautres syndicats sont moins perplexes que la FNSEA. Ils croient voir au contraire dans la ligne de la Commission une donnée très compréhensible : la logique du marché mondial des ressources alimentaires, qui nest pas étrangère aux intérêts de la spéculation – devenue la grande privilégiée du système global.
Quant à la loi de modernisation de lagriculture que prépare le ministre Bruno Le Maire, le secrétaire général de la FNSEA la voit venir avec scepticisme : « Une loi qui sadresserait à des agriculteurs à genoux ne servirait à rien », dit-il. La fédération syndicale demande donc à lElysée, non seulement des mesures pour « soulager la trésorerie » des exploitants (400 millions deuros et le déblocage de prêts bancaires à hauteur dun milliard deuros), mais aussi un remboursement de la taxe intérieure sur les produits pétroliers, et la suppression de la taxe foncière sur le foncier non bâti.
Et Lemétayer ne cesse de revenir à lessentiel : « Si lon veut vraiment donner de lespoir aux agriculteurs, il faut leur assurer que lon va tout faire pour infléchir la politique européenne en faveur dune régulation des marchés. »
Appel à lEurope
Lobjectif de cette révision, explique Barrau, serait de mettre en place un système dassurances qui protégerait les exploitants agricoles contre « la volatilité des prix de marché ». Celle-ci est en effet une menace mortelle pour « le type dexploitations familiales développé en France depuis trente ans », explique-t-il, et ce nest quà léchelle européenne que le système dassurances pourrait fonctionner.
Dautre part, Barrau réclame « le maintien du budget dédié à lagriculture », alors que Bruxelles entreprend (au contraire) de réduire le montant des aides agricoles : réducation dans laquelle Barrau voit un « aveu déchec de lEurope », aveu quil juge « insupportable » et « incompréhensible ».
Dautres syndicats sont moins perplexes que la FNSEA. Ils croient voir au contraire dans la ligne de la Commission une donnée très compréhensible : la logique du marché mondial des ressources alimentaires, qui nest pas étrangère aux intérêts de la spéculation – devenue la grande privilégiée du système global.
Quant à la loi de modernisation de lagriculture que prépare le ministre Bruno Le Maire, le secrétaire général de la FNSEA la voit venir avec scepticisme : « Une loi qui sadresserait à des agriculteurs à genoux ne servirait à rien », dit-il. La fédération syndicale demande donc à lElysée, non seulement des mesures pour « soulager la trésorerie » des exploitants (400 millions deuros et le déblocage de prêts bancaires à hauteur dun milliard deuros), mais aussi un remboursement de la taxe intérieure sur les produits pétroliers, et la suppression de la taxe foncière sur le foncier non bâti.
Et Lemétayer ne cesse de revenir à lessentiel : « Si lon veut vraiment donner de lespoir aux agriculteurs, il faut leur assurer que lon va tout faire pour infléchir la politique européenne en faveur dune régulation des marchés. »
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