En septembre prochain, deux résidences étudiantes flambant neuves ouvriront leurs portes à Rouen : la résidence Gilles de Gennes (notre photo), avenue du Mont-Riboudet, et la résidence Barbet, rue des Forgettes. Comptant respectivement 114 et 81 studios de 19 m2, ces deux nouvelles venues mettent en lumière le renouveau du logement étudiant dans l’agglomération rouennaise. Et il était temps...
Migration vers le centre
“A la fin des années 1990, la réorganisation de l’enseignement secondaire sur Rouen a profondément modifié le paysage estudiantin”, explique Jean-Claude Esquirol, directeur du Crous de Haute-Normandie, structure publique qui a en charge, entre autres, la question du logement social étudiant.
Après le départ de la faculté de droit vers la Préfecture, en 2000, le pôle de Mont-Saint-Aignan a ainsi perdu près de 10 000 étudiants, tandis que le Madrillet se constituait en technopôle. Ces “migrations” d’étudiants ont eu un impact logique sur la demande de logement.
Brutalement, le centre-ville s’est alors retrouvé très demandé, “alors qu’il n’y avait jusqu’alors qu’une seule résidence, les Jardins Saint-Paul, de 95 places”. Effet inverse : le site de Mont-Saint-Aignan, disposant de la plus importante offre de logements du Crous (2 500 environ), n’arrivait plus à faire le plein. Il aura donc fallu près de dix années pour que les institutions réagissent, sous l’impulsion de Jean-Claude Esquirol.
En septembre dernier, l’ouverture de la résidence Charpak - 150 logements partagés entre le Crous et l’Institut national de la boulangerie -pâtisserie -, située sur le boulevard de l’Europe, a marqué la première étape d’un vaste programme incluant Gilles de Gennes et Barbet (lire plus haut), ainsi que deux futures réalisations dont l’ouverture est prévue pour 2013 : la résidence Gambetta, près du CHU et de la faculté de médecine, et la résidence Malibran, en face de la maison d’arrêt.
Dans ces résidences “nouvelle génération”, les chambres exigües sans toilette ni douche privative ne sont qu’un mauvais souvenir. Désormais, les studios mesurent 18 m2 minimum et sont plus confortables.
Le Crous en a aussi profité pour moderniser ses vieilles résidences. Ainsi, à Mont-Saint-Aignan, la résidence “Panorama” sort tout juste d’un immense programme de réhabilitation de 16 millions d’euros et qui aura duré plus de cinq ans. “Nous avons tout modernisé et recréé, à partir des 750 chambres existantes, 500 studettes”, détaille le patron du Crous régional.
Avec, sur les hauteurs de Mont-Saint-Aignan, des taux d’occupation inférieurs à ceux enregistrés dans le reste de l’agglomération (81 % contre 91 %), le Crous a ainsi opté pour une diminution du nombre total de logements au profit du confort. Une trentaine d’appartements ont également été repensés pour loger des couples.
Généralement, un étudiant pouvant bénéficier d’un logement du Crous débourse de 300 à 350 € par mois pour un studio de 18 m2.
Thomas Blachère
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