Le violent incendie puis l'effondrement de deux immeubles dans le quartier Saint-Julien à Rouen samedi 30 septembre a laissé des traces. Un nouveau point sur cet événement exceptionnel a été réalisé par la mairie de Rouen dimanche 1er octobre à la mi-journée. Une cellule de crise est d'ores et déjà active.
L'origine de l'incendie indéterminée
Les opérations de refroidissement étaient toujours en cours pour éteindre les foyers résiduels. "Le feu est circonscrit et maîtrisé", note la mairie, qui rappelle qu'aucune victime n'est à déplorer. L'origine de l'incendie n'est pas déterminée pour l'instant.
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Toxicité des fumées : des prélèvements menés
Concernant la toxicité des fumées, des mesures ont été réalisées par le Service départemental d'incendie et de secours (SDIS) de Seine-Maritime depuis le début de l'événement. "Aucun seuil de dangerosité n'a été relevé, répète la mairie. La Ville procède au relogement de familles riveraines de l'incendie qui pourraient être incommodées par les fumées." Néanmoins, compte tenu de la présence d'amiante sur les cloisons ou le faux plafond entre autres, la Ville de Rouen a "exigé" des analyses complémentaires dans "les plus brefs délais". Des prélèvements de débris seront entrepris entre les ponts Flaubert et Guillaume le Conquérant, des Pépinières jusqu'au fond du Val et sur une partie du territoire du Petit-Quevilly. L'ensemble des écoles situées dans ce périmètre font et feront l'objet de contrôles systématiques. La société Séché va réaliser ces prélèvements pour le compte de la Ville et les résultats devraient être connus sous 48 heures.
À qui appartiennent ces immeubles ?
Le site incendié est la propriété du bailleur social Rouen Habitat : les immeubles n'accueillaient plus d'habitants depuis 2018. "La raison principale pour laquelle ces immeubles étaient désaffectés est précisément le risque incendie, précise la mairie. Le bailleur a acté en 2021 la vente du foncier au groupement Cogedim/Virgil à l'échéance de la fin d'année 2024, afin de mener la démolition des immeubles et la reconstruction d'un nouveau quartier." Le permis d'aménager avait été déposé par le groupement cet été 2023.
Le site était "gardienné"
Si la démolition était imminente, le site était jusque-là "gardienné" par une société mandatée par Rouen Habitat. On pouvait y observer "deux caméras sur mât", un "dispositif d'alerte sonore en cas d'intrusion" et du "gardiennage". Le 15 septembre 2023, la Ville avait alerté Rouen Habitat sur des "barrières arrachées" autour du site : "Le bailleur avait procédé à un tour complet et à une re-sécurisation du barrièrage."
Les écoles fermées deux jours
L'école maternelle et élémentaire des Pépinières sera fermée lundi 2 et mardi 3 octobre par mesure de précaution et de sécurité. "Un accueil prioritaire dans les locaux périscolaires de l'école Rosa Parks située rue des murs Saint-Yon sera organisé en lien avec l'Éducation nationale", poursuit la mairie de Rouen.
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Tout le monde sait que l'amiante n'est pas dangereuse pour la santé !!!