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Pompiers : dans les coulisses du 18

Qui y a t-il à l'autre bout du fil, lorsque l'on compose le 18 et comment sont gérés tous les appels ? Plongée dans les coulisses du Centre opérationnel départemental incendie et secours.

Pompiers : dans les coulisses du 18

Les pompiers, j’écoute”. Cette voix qui répond, 24 heures sur 24, à l’autre bout du fil, lorsque l’on compose le 18, n’est pas celle d’un pompier de la caserne d’à côté. Tous les appels aboutissent à Yvetot. C’est là qu’est basé le Centre opérationnel d’incendie et secours  (CODIS) de Seine-Maritime. Les camions, ou les porte échelles qui partent, parfois sirène hurlante, vers le lieu d’un accident, ont reçu leur mission d’intervention de ce centre. “En 1998, l’alerte a été centralisée sur les sites de Dieppe, le Havre et Rouen, explique le Capitaine Margrit, officier de communication. Le centre d’Yvetot, qui regroupe les trois autres, a ouvert il y a onze ans. Cela nous permet de centraliser toutes les informations et de répartir au mieux les différentes unités de secours. ”

Toujours prêts !
Ils sont, en tout, cinquante cinq, à se relayer jour et nuit dans ce noyau central du traitement de l’alerte, à raison de deux chefs de salle et en général huit opérateurs, prêts à demander l’intervention d’une unité. à l’aide de deux écrans, ils peuvent repérer sur une carte d’où vient l’appel, et quelle unité la plus proche est prête à intervenir. “C’est l’homme qui garde la main sur la machine, c’est important. Le logiciel propose de faire intervenir tel ou tel véhicule mais c’est nous qui validons ou pas ces propositions.
Aux commandes : un sapeur-pompier, ou l’un de ceux que l’on appelle les PTA, c’est-à-dire le personnel technico-administratif. “Nous tendons de plus en plus à ne recruter que des sapeurs pompiers, qui savent comment se déroulent les interventions.
Du Havre, de Dieppe, de Rouen, pour ne citer que les grandes villes,  les pompiers affectés ici, viennent de tout le département. Et c’est ce qui fait la force de ce système : chaque membre apporte sa connaissance du terrain, rendant les secours plus efficaces et surtout plus rapides. C’est aussi pour cette raison que les affectations au CODIS durent rarement plus de deux ans. “Il est essentiel que les personnes qui travaillent ici ne perdent pas de l’habitude d’aller sur le terrain, même si bon nombre des pompiers affectés ici sont également pompiers volontaires. Nous prévoyons également dans les formations un passage au CODIS. Les pompiers se rendent ainsi compte du travail qui est le nôtre, et des difficultés que nous rencontrons.”
Car si les appels se suivent au standard des pompiers, ils ne se ressemblent pas, entre les personnes en difficulté qui ont besoin d’une aide de toute urgence et celles qui demandent des services plutôt incongrus ! “Des personnes nous appellent pour que nous les amenions faire leurs courses !” La tâche s’avère parfois beaucoup plus compliquée. A partir d’un simple appel, les opérateurs du CODIS doivent déterminer quelle est la situation afin d’envoyer les secours les mieux adaptés. Sans compter qu’il faut parfois réagir sans informations ou presque. “Les feux ne représentent que 10 % de nos interventions, et les secours aux personnes, 60 %.” Concentration et efficacité sont les maîtres-mots à Yvetot autant que sur le terrain.

 

Centraliser pour plus d’efficacité

L’ensemble des interventions menées sur le département de Seine-Maritime sont suivies, en temps réel, depuis le CODIS. Toutes les données sont centralisées en un seul endroit, juste à cô té de la salle de réception des appels. C’est un poste clé, sur lequel l’opérateur change en moyenne toutes les deux heures et demie car la concentration doit être maximale. Toutes les actions menées y sont répertoriées. C’est la raison pour laquelle le pompier à  ce poste est chargé de maintenir un lien avec le requérant, avant que les secours n’arrivent sur les lieux de l’intervention.
L’installation de ce poste nous a permis de révolutionner le système, puisque nous savons, minute par minute, ce que font et où sont les différentes unités de sapeurs pompiers. C’est ce suivi qui permet aux opérateurs de savoir qui peut intervenir, là où il y a un besoin. Ce poste est le nerf de la guerre : on y voit tout et l’on y entend tout.”.  En un mot c’est le centre névralgique du CODIS.

Anne Letouzé

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