Cette montée en Nationale 1
était plutôt inattendue ?
"Le dernier match [victoire contre Oissel, samedi 20 mai, 35 à 24] a été assez maîtrisé dans l'ensemble, on a été devant la majeure partie du temps, on l'a abordé de la bonne façon, le résultat a été très satisfaisant. On s'était fixé comme objectif de monter sur les deux ans, cette année ou l'année prochaine. Mais au vu de la saison, de sa physionomie, c'est sûr qu'on s'est projeté vers la N1, notamment quand on est redevenu premiers à quatre journées de la fin. Pour être totalement honnête, on était plus partis sur une année de travail et de jouer la montée l'année prochaine."
Qu'est ce qui a été déterminant ?
"On avait un nouveau groupe avec pas mal de nouveaux joueurs, moi comme nouvel entraîneur, et il a fallu que la mayonnaise prenne avec tout ça. Mais vraiment, ce qui a fait la différence, c'est le collectif. On a trouvé cet esprit de groupe et ce jeu collectif, qu'il soit offensif ou défensif, qui nous a permis de contrer pas mal d'équipes du gros du championnat. C'est arrivé un peu tard, mais c'est vraiment ce qui a été déterminant. On a trouvé notre propre identité et un vrai esprit collectif dans le jeu qui nous a permis de finir premiers."
Vous êtes le coach qui a fait remonter l'équipe en N1, c'est une fierté
on imagine ?
"Oui, c'est une fierté, c'est le sentiment du devoir accompli, mais cela reste un travail collectif. Ce sont les joueurs qui sont responsables de cette montée. En tant que coach, on est là comme un chef d'orchestre, on corrige les petits détails, mais c'est d'abord les joueurs qui sont sur le terrain. Ce n'est pas mon métier, je fais avec ma petite expérience de joueur, je n'ai aucune ambition personnelle en tant qu'entraîneur."
Désormais, vos deux équipes, masculine et féminine, sont en N1, on peut dire que c'est une belle année pour Rouen ?
"Oui, oui, le club de Rouen ne fait que grandir depuis plusieurs années. La partie féminine avait déjà bien avancé et joué à des niveaux intéressants et pour le hand masculin, c'est un grand plaisir de voir qu'il attire du monde, le club de Rouen brille, le constat reste très positif."
Pratique. Le Rouen Handball termine la saison sur 15 victoires pour 3 défaites et 4 nuls.
Victorien Mabire, un coach en or
L'entraîneur du Rouen Handball, Victorien Mabire, possède un cursus de joueur exemplaire.
"Victorien Mabire, le coach, a très bien fait le boulot. Bravo à lui", a félicité Alexandre Briet, président délégué du club. Né à Montville, Victorien Mabire a passé la majeure partie de son cursus dans l'équipe jeune de handball de Montville puis au centre de formation à Ivry-sur-Seine, où il est resté sept ans avant d'arriver en pro D2 à Cherbourg. Il ira, ensuite, se former quatre ans en Espagne pour devenir kinésithérapeute. Il travaille aujourd'hui avec son père dans leur cabinet à Montville tout en continuant son aventure dans le handball en tant qu'entraîneur. Auréolé d'un titre de champion de Nationale 2 avec le Rouen Handball, le coach se projette maintenant sur la saison prochaine. "Il va falloir être ambitieux et réaliste… On est le petit nouveau de la bande, il va falloir se maintenir." Il envisage de conserver une bonne partie de l'effectif en y ajoutant un peu de fraîcheur pour augmenter le niveau de l'équipe. Quant à une montée éventuelle en Proligue, "c'est forcément un objectif mais il faut d'abord structurer le club… C'est du très long terme", conclut l'entraîneur.
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