Une saison sportive qui démarre en janvier, ça peut paraître bizarre. C'est pourtant le cas pour le football américain. Aux Terribles de Cherbourg, les joueurs et les entraîneurs sont dans les starting-blocks. Justin Cousinard, le président du club, y trouve un avantage : "J'y vois un côté pratique : c'est le temps de formation des nouveaux. Comme octobre, novembre, décembre, sont des gros mois de recrutement pour nous, ça permet aussi de former énormément les joueurs", explique-t-il. Par exemple comment plaquer ou être plaqué sans danger. Des joueurs expérimentés ne sont donc pas opposés à des novices.
Une passion du jeu
Les footballeurs américains de Cherbourg sont des passionnés. Une passion qui ne s'explique pas forcément par une curiosité pour les États-Unis. "J'ai un ami fan de NFL [National football league, le meilleur niveau aux USA] qui m'a un petit peu poussé dedans. De fil en aiguille, je suis allé voir un club en France, puis un deuxième, puis je me suis inscrit", révèle le président. "Je ne connaissais que de nom, ou à la télé avec le Super Bowl [finale de NFL]. En revenant de mes études sur Caen, je suis revenu à Cherbourg et je me suis dit 'ah c'est vrai il y a un club de football américain, je vais essayer'", raconte Thibault Vaultier, joueur et coach des juniors. Il poursuit : "J'ai essayé et j'ai accroché tout de suite." Sa passion s'est ensuite élargie. "Maintenant oui, j'aime bien tout ce qui touche aux États-Unis", assure-t-il.
Physique et stratégie
Sur le terrain, les joueurs retrouvent deux choses : le physique et la stratégie. Le football américain est un sport de contact. Il faut savoir plaquer et être plaqué, mais aussi courir vite, esquiver et être habile de ses mains pour récupérer le ballon. "Et ensuite, est arrivée la stratégie", dévoile Thibault Vaultier, pour qui il y a un côté échec. "C'est un peu un échiquier géant", complète Justin Cousinard. "Les onze joueurs d'attaque vont avoir chacun une action bien précise. On voit la stratégie se déployer. Et en face, en défense, ils font la même chose. Ce sont deux stratèges, les coachs, qui s'affrontent via leur équipe."
Ce qui a ancré la passion de certains, c'est le club. "Il y avait un esprit familial déjà au départ, et on l'a vraiment développé", affirme Thibault Vaultier. "C'est ça qui fait rester les joueurs et les anciens." Il y a aujourd'hui environ 130 licenciés, et le club espère dépasser les 200 prochainement.
Mieux comprendre les règles
Les Terribles de Cherbourg souhaitent se développer et attirer de nouveaux membres. Ce qui peut bloquer, c'est la complexité des règles, qui pourtant selon le club ne sont pas si difficiles que ça à saisir.
"La difficulté c'est pour apprendre les règles", admet Justin Cousinard, le président du club des Terribles de Cherbourg. Par rapport à d'autres sports, il n'est pas pratiqué à l'école et peu diffusé à la télévision. C'est donc plus compliqué de tout saisir.
Le principe du jeu est assez simple. C'est une attaque/défense. Une équipe a la balle et a le droit à quatre essais pour avancer d'au moins une dizaine de mètres. 10 yards, soit 9,144 m très précisément. Pour Justin Cousinard : "C'est le point qui est le plus difficile à comprendre pour nous européens." Si cette équipe n'y arrive pas, elle doit alors rendre le ballon à l'adversaire qui va pouvoir attaquer à son tour et ainsi de suite. "Ça va permettre d'éviter une monotonie de jeu", estime celui qui est aussi entraîneur.
D'autres règles existent, comme le droit de plaquer un joueur qui n'a pas le ballon, ou la fameuse passe en avant.
Pratique. Les Terribles de Cherbourg. Tél. 06 82 59 39 17
Envie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nousEnvie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nous
L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.