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Planète. Rapport du WWF : la population d'animaux sauvages décline dangereusement

Environnement. Dans un rapport dévoilé le jeudi 13 octobre, l'ONG WWF fait état d'une dégradation alarmante des populations de vertébrés. 

Planète. Rapport du WWF : la population d'animaux sauvages décline dangereusement
Entre 1970 et 2018, la population de gorilles a chuté de 86%.

Tous les deux ans, WWF (World wildlife fund) publie un rapport sur l'état de la biodiversité. Jeudi 13 octobre, l'ONG a rendu publique sa dernière édition, "Planète vivante 2022" et s'inquiète d'une "baisse dévastatrice" des populations d'animaux sauvages vertébrés sur Terre. À moins d'un mois du prochain sommet pour le climat (COP27 à Charm el-Cheikh en Egypte), l'ONG lance un appel aux gouvernements.

Dans ce rapport de 118 pages, WWF explique qu'en l'espace d'une cinquantaine d'années (entre 1970 et 2018) la population des vertébrés a chuté de 69 %. La région la plus touchée est l'Amérique latine, avec une baisse de l'abondance d'espèces sauvages de 94 %. Ces chiffres sont calculés à partir de l'indice dit IPV (indice planète vivante) : cet indicateur se base sur les données scientifiques collectées sur 32 000 populations de plus de 5 230 espèces de vertébrés afin de quantifier et de comparer les variations d'abondance des espèces. Plus l'indice est élevé, plus l'espèce est menacée. Depuis 1970, la population de gorilles par exemple a chuté de 80 % et celle des éléphants de forêt d'Afrique de 86 %, tout comme celle des raies et des requins océaniques qui a chuté de 71 %.

Le changement climatique : le coup fatal pour la biodiversité

Dans son rapport, WWF alerte aussi sur l'influence grandissante du changement climatique sur le déclin des populations animales : "La Terre s'est déjà réchauffée de 1,2 °C depuis l'époque préindustrielle. Jusqu'à présent, le changement climatique n'a pas été le principal facteur de perte de biodiversité. Toutefois, à moins de limiter le réchauffement à moins de 2 °C, et de préférence à 1,5 °C, il est probable qu'il devienne la principale cause de perte de biodiversité." Le rapport pointe aussi l'activité des hommes qui cause le déclin de population des animaux sauvages. Changement d'utilisation des terres, notamment pour l'agriculture industrielle, pollution, surexploitation, introduction d'espèces étrangères invasives… l'activité de l'homme et le changement climatique constituent un cocktail létal pour la faune sauvage. Selon WWF, le changement climatique pourrait ainsi être le coup fatal qui accélérerait l'effondrement de population d'espèces de vertébrés. Dans ces dernières éditions, l'ONG plaçait le changement climatique comme une cause secondaire de la chute de la population animale. Aujourd'hui, WWF considère le changement climatique comme un élément central de la perte de biodiversité.

L'exemple le plus frappant de l'impact des activités de l'homme sur la faune concerne les populations d'eau douce, où une baisse moyenne de 83 % a été observée entre 1970 et 2018. La pollution serait la principale cause de cette chute des populations. La vache marine, le dugong, est aussi un autre exemple d'espèce qui subit de plein fouet l'activité humaine. Cette espèce comptait 1 500 individus au début des années 2000, contre quelques centaines aujourd'hui. Leur disparition est due au braconnage mais aussi aux accidents de pêche et les collisions avec les bateaux. Mais WWF précise que la dégradation des herbiers marins en raison du changement climatique constitue une menace supplémentaire que le dugong doit supporter. Même constat pour la tortue luth qui connaît une baisse de sa population dès la phase de reproduction : le nombre de mâles et femelles qui naissent chaque année sur les plages est déterminé par la température du sable. Plus le sable est chaud, plus il y a de naissances de femelles. Cela conduit à un déséquilibre de la population à se reproduire.

Malgré le tableau catastrophique dépeint par le rapport, l'ONG rappelle qu'il est encore temps d'agir. Mais il faut faire vite. WWF explique que les aires protégées permettent de restaurer les écosystèmes et qu'il faut accélérer ce processus d'ici 2030. Comment ? En faisant en sorte que les gouvernements renforcent leurs efforts pour atteindre l'objectif de placer 30 % des terres et océans sous protection. En d'autres termes, viser un objectif de zéro perte nette de nature.

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