Fabien Mercadal, vous êtes arrivé en janvier, en milieu de saison, quelques jours seulement après le départ de Bruno Irles, pour la Ligue 1. Comment avez-vous trouvé votre place en tant que coach ?
J'ai vraiment appris à aimer ce club. C'était particulier parce que la plupart du temps, quand il y a un changement d'entraîneur, il y a un souci. Là, c'était un départ volontaire du coach. On s'est mis dans la continuité de ce qu'il avait fait tout en effectuant quelques changements nécessaires. On savait aussi que la deuxième partie de saison allait être plus difficile parce que tout le monde joue quelque chose.
À vos débuts, l'objectif était d'installer le club en Ligue 2. Aujourd'hui, il est en sursis dans le championnat, comment expliquez-vous cette fin de saison tendue ?
[NDLR. : interview réalisée avant la rencontre AS Nancy Lorraine - QRM. Le match a été interrompu ce vendredi 22 avril, après des jets de projectiles venant des gradins lorrains. La commission de la Ligue professionnelle de Football rendra sa décision le 4 mai. QRM menaient 0-3 sur la pelouse des Nancéiens]
Il y a de la frustration mais on sort de plusieurs matchs de qualité. On met ça sur le dos de la confiance, mais il y a d'autres raisons. On a aussi eu des joueurs blessés. On espérait avoir plus de points, gagner plus de matchs. Le réel ressenti, c'est qu'on a un groupe qui reste concentré, qui est heureux de se retrouver à l'entraînement, c'est déjà une victoire. Tout le monde est concerné par l'avenir du club et on a l'envie. Le plus dur en football, c'est de marquer un but.
Le sauvetage est-il possible ?
On aimerait se sauver sans passer par les barrages, mais on est collés à Rodez et Valenciennes qui ont l'habitude jouer en Ligue 2, mais on est là. On est dans la course ! Moi, j'ai un objectif à court terme sur quatre matchs, et éventuellement à six matchs si nous devions faire les barrages. Il y a des supporters qui ne regardent pas les matchs et qui estiment qu'on n'est pas bons, qu'on est dans le négatif, mais ceux qui connaissent le foot savent qu'on met les ingrédients, ils voient le travail qui est mené, c'est très protecteur dans un club. C'est pour ça que je suis persuadé qu'on va se sauver. Maintenant, il faut que ça penche du bon côté. On se bat, on s'entraîne, on se concentre.
En tant que coach, j'apporte un maximum d'énergie, un maximum de certitude. On croit en nous, on croit en notre projet. À nous de nous battre.
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