Selon Libération, un décret serait en préparation et devrait être négocié avec les fabricants de produits hygiéniques pour les contraindre à indiquer la composition de leurs produits dès 2023. Mais en attendant, six couturières de l'Atelier tremplin pour la réinsertion et l'emploi (Atre) d'Alençon produisent des serviettes hygiéniques réutilisables et sans produits chimiques.
Ecoutez Cassandra Reine :
Fin 2019, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a identifié un certain nombre de substances toxiques dans des tampons et serviettes hygiéniques. Des substances que l'on ne retrouve pas dans les produits cousus à Alençon. Les serviettes sont faites à partir de coton, de PUL, un tissu imperméable, et d'éponge bambou pour permettre d'absorber le sang. "On est moins dans le côté industriel, elles sont fabriquées avec nos mains. On fait plus attention à la qualité de nos produits", explique Cassandra Reine, assistante technique dans l'atelier de couture.
Des serviettes économiques
Outre le fait qu'elles ne nuisent pas à la santé des femmes, ces serviettes offrent un second avantage. "On a trouvé opportun de créer des serviettes réutilisables et lavables", confie Mathilde Poisson, directrice de l'Atre. Cet atout permet de faire d'importantes économies sur une année. Cassandra, qui utilise ces protections hygiéniques, confie qu'elle dépensait auparavant une dizaine d'euros par mois pour acheter ces produits dans le commerce. "Cela me revenait à une centaine d'euros à l'année." Maintenant, elle n'a plus besoin de retourner dans les rayons des grandes surfaces, les serviettes de l'association étant réutilisables "un peu plus d'un an".
Le prix des serviettes hygiéniques varie entre 4,50 et 6,50 €. Il est possible de les acheter en lot.
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