35 morts dans une frappe russe près de la Pologne
Des frappes aériennes russes ont visé dans la nuit de samedi à dimanche une base militaire dans l'ouest de l'Ukraine, près de la frontière polonaise, faisant 35 morts et 134 blessés, selon un bilan communiqué par les autorités dimanche à la mi-journée.
"La Russie a attaqué le Centre international pour le maintien de la paix et de la sécurité. Des instructeurs étrangers travaillent là-bas", a déclaré le ministre ukrainien de la Défense.
La base de Yavoriv, située à environ 40 kilomètres au nord-ouest de Lviv, a servi ces dernières années de terrain d'entraînement aux forces ukrainiennes sous l'encadrement d'instructeurs étrangers, notamment américains et canadiens. Elle était l'un des principaux centres servant aux exercices militaires conjoints avec l'Otan.
Journaliste américain tué, un autre blessé
Un journaliste américain a été tué et un autre blessé par balles dimanche à Irpin, à la lisière nord-ouest de Kiev, où les forces ukrainiennes combattent les forces russes, selon des sources concordantes.
Les deux hommes ont été touchés à la mi-journée alors qu'ils circulaient en voiture avec un civil ukrainien, également blessé, a précisé à l'AFP un médecin engagé auprès des forces ukrainiennes.
Les autorités ukrainiennes ont rapidement accusé les Russes d'avoir tiré sur les journalistes, mais l'origine des tirs était difficile à établir dans l'immédiat.
Les Russes tentent d'encercler Kiev
Les troupes russes cernent de plus en plus Kiev: présentes dans les faubourgs de la capitale, elles cherchent à éliminer les défenses à l'ouest et au nord de la ville pour la "bloquer" et ont détruit samedi l'aéroport avoisinant de Vassylkiv, selon les Ukrainiens.
Dans le sud du pays, neuf personnes ont été tuées dans des frappes russes sur la ville portuaire de Mykolaïv, proche d'Odessa, ont indiqué dimanche les autorités.
Dans l'Ouest, une "frappe" a visé tôt dans la matinée l'aéroport d'Ivano-Frankivsk situé à une centaine de kilomètres au sud de Lviv, selon le maire de la ville.
Convoi humanitaire espéré à Marioupol
A Marioupol assiégée, où la situation est "quasi désespérée" selon Médecins sans frontières (MSF), les habitants espèrent l'arrivée dimanche d'un convoi d'aide humanitaire, resté plus de cinq heures bloqué à un barrage russe samedi.
Ankara a appelé Moscou à l'aide pour évacuer les ressortissants turcs coincés dans cette cité portuaire.
Frappes russes dans l'Est
Des frappes sur un grand monastère de la région de Donetsk ont fait dans la nuit de samedi à dimanche une trentaine de blessés, tandis que des bombes au phosphore ont frappé une localité de la région de Lougansk, ont affirmé des responsables ukrainiens de ces régions de l'est du pays.
Selon le chef de la police de Popasna, située à une centaine de kilomètres à l'ouest de Lougansk, les Russes ont utilisé des bombes au phosphore sur sa localité. Cette information était invérifiable dans l'immédiat.
Manifestation antirusse à Kherson occupée
Une grande manifestation a eu lieu dimanche dans la ville de Kherson, dans le sud de l'Ukraine, pour protester contre son occupation par les forces russes, selon des médias locaux.
Des vidéos postées sur le site d'un média indépendant, Ukraïnska Pravda, laissaient entendre une foule crier "Rentrez chez vous!", "Rentrez chez vous tant que vous êtes encore vivants!" ou "Kherson - c'est l'Ukraine".
Appel du pape
Le pape François a appelé dimanche à la fin du "massacre" et de "l'attaque armée inacceptable" en Ukraine, condamnant la "barbarie" qui consiste à tuer des enfants et des civils.
Un deuxième maire enlevé
Un maire ukrainien a été enlevé dimanche par des soldats russes dans le sud du pays, deux jours après le kidnapping d'un autre maire, selon le gouverneur de la région de Zaporojie (sud).
Ce dernier a affirmé que l'armée russe avait capturé le maire de la ville de Dniproroudné, après avoir enlevé celui de Melitopol, à environ 80 km au sud de Dniproroudné. L'Union européenne a condamné ces deux enlèvements.
100.000 réfugiés en 24 heures
Quelque 100.000 personnes en 24 heures sont venues grossir les rangs des réfugiés qui ont fui les combats en Ukraine, portant leur nombre à 2.698.280, selon un décompte publié dimanche par le Haut Commissariat aux réfugiés (HCR) de l'ONU.
"Environ 1.300" soldats ukrainiens et 579 civils tués
"Environ 1.300" militaires ukrainiens ont été tués depuis le 24 février, a indiqué samedi le président ukrainien Volodymyr Zelensky, dans un premier décompte officiel fourni par les autorités ukrainiennes.
Au moins 596 civils ont été tués, selon le décompte dimanche de l'ONU, qui souligne que ses bilans sont probablement très inférieurs à la réalité.
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