Emmanuel Macron - Pour
Même si le président sortant ne s'est jamais exprimé directement sur le contournement est, il a été défendu localement par les députés de sa majorité. C'est aussi sous sa mandature que le projet a été officiellement reconnu d'utilité publique. C'est enfin le chef de son gouvernement, Jean Castex, qui a rappelé l'attachement au projet et lancé officiellement l'appel à candidature de mise en concession.
Marine Le Pen - Pour
La candidate du Rassemblement national, représentée à Rouen notamment par Guillaume Pennelle, porte-parole régional de la campagne, est favorable à ce projet de double autoroute. "On s'est toujours prononcés pour, même si on regrette que cela ait pris autant de retard, indique l'élu local. Pour le bien-être des habitants, c'est devenu une priorité. On sera néanmoins particulièrement vigilants sur le prix du péage qui devra être abordable pour la population locale."
Eric Zemmour - Pour
Le candidat du parti Reconquête ! ne s'est pas directement exprimé sur la question du contournement est et ses soutiens locaux n'entendent pas parler en son nom. Ils ont néanmoins largement défendu ce projet, à l'image de Nicolas Bay, ancien chef de file du RN à la Région passé chez Reconquête ! depuis. Dans son programme, le polémiste s'engage en tous cas pour les automobilistes en promettant notamment de "supprimer les contraintes excessives" et de "soutenir les travailleurs automobilistes".
Jean-Luc Mélenchon - Contre
Avec un programme très axé sur la transition écologique, Jean-Luc Mélenchon est en accord avec les militants locaux de la France insoumise qui, à de nombreuses reprises, ont participé aux manifestations contre le contournement est de Rouen. "Nous sommes plutôt pour des solutions alternatives, comme les transports en commun. Les études montrent que les constructions de route créent, en fait, davantage de trafic. Il faut aussi préserver la biodiversité et le territoire est déjà très urbanisé", indique Julien Vanhee, co-chef de file de l'Union populaire dans la première circonscription de Seine-Maritime.
Valérie Pécresse - Pour
La candidate devrait tout naturellement suivre l'avis de ses soutiens normands, notamment celui du président de la Région Normandie, Hervé Morin, qui finance le projet à hauteur de 205 millions d'euros. "Cela s'inscrit complètement dans la continuité de notre projet en matière économique et en matière de projets structurants pour le pays, indique Jonas Haddad, président des Républicains en Seine-Maritime et orateur national de la campagne de Valérie Pécresse. On est pour une écologie de progrès et pas punitive. Nous ne voulons plus de camions en centre-ville."
Yannick Jadot et Anne Hidalgo - Contre
Yannick Jadot, le candidat Europe écologie Les Verts s'oppose à la création de nouvelles autoroutes et suit, en ce sens, l'avis des militants locaux. Le candidat a rappelé cette position lors de son passage pour un meeting à Rouen, le 21 février. "C'est un projet tout à fait aberrant. On ne peut pas massacrer des terres agricoles pour générer du flux et tout ce que cela entraîne en termes de consommation et de pollution de l'air", a-t-il indiqué, qualifiant le projet "d'obsolète". La candidate socialiste Anne Hidalgo, à l'image de son porte-parole maire de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol, est également opposée au projet.
La liaison A 28 - A 13 ou A 133 - A 134
Le projet de contournement est est en discussion depuis environ 50 ans dans l'agglomération de Rouen.
Le projet
Il s'agit d'une liaison entre l'A 28 et l'A 13 par le biais de deux autoroutes à péage à 2x2 voies. D'une longueur de 41,5 km au total, elle rejoint l'A 28 au nord au niveau de Fontaine-sous-Préaux, et l'A 13 au sud au niveau d'Incarville. Au centre, une branche de raccordement près des Authieux-sur-le-Port-Ouen bifurque vers l'ouest pour rejoindre le rond-point des Vaches, à Saint-Étienne-du-Rouvray.
Utilité publique
Le projet a été déclaré d'utilité publique par décret en novembre 2017.
Financement
Le projet a été estimé à 886 millions d'euros en 2015. Il doit être financé par l'État pour 245 millions, la Région Normandie pour 205 millions et le Département de Seine-Maritime pour 40 millions. Le reste est à la charge du futur concessionnaire. La Métropole Rouen Normandie s'est désengagée.
Calendrier
Le 15 décembre 2021, le Premier ministre Jean Castex a annoncé valider le projet et lancer l'appel à candidature de mise en concession. La démarche peut prendre jusqu'à deux ans pour un lancement des travaux dans la foulée et une mise en service à l'horizon 2030.
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