"En 2021, contrairement à certaines anticipations, il n'y a pas eu d'explosion ni d'augmentation significative du surendettement en Normandie." La Banque de France a dressé, jeudi 17 février, le bilan de cette donnée qui évalue chaque année la situation financière des ménages. Une personne est dite surendettée lorsqu'elle ne peut plus faire face à ses dettes personnelles, liées notamment à des crédits à rembourser.
Une baisse moins forte qu'en France
Ainsi, le nombre de dossiers atteint 8 297 en Normandie pour 2021, soit une baisse de 12,1 % par rapport à 2019. La Banque de France ne compare pas les chiffres à 2020, une année particulière liée aux confinements avec notamment des "difficultés pour les surendettés de constituer leur dossier".
Cette baisse est plus faible que la moyenne nationale, de 15 %. En Seine-Maritime, elle n'est d'ailleurs que de 9,7 %, montrant une situation délicate dans le département. Il est le troisième le plus touché en France par le surendettement, l'Eure est le 5e. "En Seine-Maritime, il y a 60 % de surendettement en plus qu'au plan national", alerte Marc Lanteri, directeur régional de la Banque de France. A contrario, la Manche, l'Orne et le Calvados sont relativement moins touchés.
Pour l'expliquer, la Banque de France souligne que la part des personnes sans profession ou en demande d'emploi "est plus élevée en Seine-Maritime, avec 29,3 % des surendettés", contre 25,8 % sur le plan national. Ces profils sont généralement plus concernés par ces situations, tout comme les femmes seules avec enfant qui sont plus importantes en Seine-Maritime : 55 % contre 53,7 % sur le plan national.
Les chiffres à retenir en Normandie - Banque de France
Il y a, pour autant, des raisons d'espérer. "Au tout début de la pandémie et lors des confinements, l'arrêt important de sites de production, la crainte de défaillance d'entreprises et d'augmentation des licenciements a fait craindre une hausse du surendettement, rappelle Pierre-Marie Revel, directeur adjoint de la Banque de France en Normandie. Mais l'activité a redémarré, des actions d'aide aux entreprises ont été engagées avec le soutien de l'État. Les ménages n'ont pas fait de dépenses supplémentaires pendant les confinements." D'où une situation plutôt favorable pour l'année 2021 et, pour 2022, "nous n'avons pas de crainte de hausse", affirme Marc Lanteri, malgré l'inflation.
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