"Comme élève, il fallait un peu le booster… mais en sport, il était toujours au taquet !" C'est avec un sourire un brin taquin que Jean-Sébastien Legrand, professeur d'EPS au lycée professionnel Descartes de Fécamp, a accueilli l'un des tout premiers élèves de sa carrière, lundi 24 janvier. Alexis Hanquinquant, paratriathlète cauchois médaillé d'or à Tokyo, s'est en effet prêté au jeu de la semaine olympique et paralympique, invité par la classe de première Métiers du commerce et de la vente (1MCV).
Alexis Hanquinquant au lycée Descartes de Fécamp
Le sportif est venu inaugurer une exposition sur les valeurs et l'histoire de l'olympisme, dans le hall de la cité scolaire Descartes-Maupassant. "Je trouve cela super. À mon époque, je n'avais pas l'occasion de rencontrer des champions. Le sport est vecteur d'inclusion, de positive attitude. Il a toute sa place dans les établissements scolaires", estime Alexis Hanquinquant, venu avec un message d'optimisme. "Peu importe ce que l'on a envie de faire dans la vie, il faut y croire. Thomas Pesquet a rêvé un jour d'être astronaute, moi de devenir sportif de haut niveau… Avec du travail et de la persévérance, on peut en être capable."
Inauguration d'une exposition autour des valeurs de l'olympisme avec Mathéo, élève de première.
Dans le cadre de leur projet "chef-d'œuvre", comptant notamment pour le baccalauréat, les élèves de 1MCV mèneront toute l'année des actions en lien avec le sport et le handicap. Cette semaine, il s'agissait d'une vente de tee-shirts, dont les bénéfices seront remis à l'association Faites du sport ensemble du CCAS d'Yvetot. Une sensibilisation au basket fauteuil est programmée en avril avec l'US Fécamp, avant un match de gala en juin.
Alexis Hanquinquant : "Je vais déposer ma candidature pour être porte-drapeau"
Médaillé d'or à Tokyo, le paratriathlète Alexis Hanquinquant, originaire d'Yvetot, a repris l'entraînement avec, en ligne de mire, Paris 2024.
Médaillé d'or à Tokyo, le paratriathlète Alexis Hanquinquant a repris l'entraînement en janvier avec, en ligne de mire, Paris 2024.
Que s'est-il passé depuis votre titre de champion paralympique ?
"J'ai d'abord pris un peu de vacances, j'avais besoin de recharger les batteries avec ma femme et mes enfants. Depuis début janvier, j'ai repris l'entraînement. Il faut jongler entre les séances et les nombreuses sollicitations que je reçois. Depuis Tokyo, je sens vraiment un emballement, les gens me reconnaissent plus facilement. Auparavant, je recevais beaucoup de messages de personnes en situation de handicap qui me disaient que je suis un exemple, maintenant, ce sont les gens en général. Si je peux donner envie à certain de se mettre au sport et de retrouver un lien social, je les encourage à 200 %."
C'est quoi les prochaines échéances sportives ?
"À court terme, j'ai une grosse course importante au Japon, mi-mai, avant les championnats d'Europe en Pologne quinze jours après. Place ensuite aux mondiaux à Abu Dhabi en novembre. Et puis, Paris 2024, c'est proche et loin à la fois, car deux ans et demi de préparation, dans la vie d'athlète, ce n'est pas grand-chose. C'est excitant, je rêve de faire Paris car les Jeux, c'est mythique."
Pourriez-vous être le porte-drapeau
de la délégation française ?
"Ce rôle pourrait forcément me tenter. Je pense que, clairement, je vais poser ma candidature car j'ai vraiment adoré cette expérience de Tokyo. J'aurais 38 ans en 2024, si je peux apporter mon expérience aux plus jeunes et essayer de leur retirer un peu de pression, ce serait un vrai plaisir et un grand honneur."
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