Des dizaines de joueurs du Stade Malherbe Caen sont passés entre ses mains. Ces mains, ce sont celles de Bertrand Galaud, chirurgien orthopédique à Caen, qui opère la quasi-totalité des joueurs de foot du club normand. "Quand j'ai pris le poste de praticien hospitalier au CHU en 2004, j'avais émis une condition, qui était de reprendre le Stade Malherbe et les clubs phares de la région." Il a donc appelé le médecin de l'époque du SM Caen en lui disant qu'il voulait s'occuper des joueurs de Ligue 1. Benjamin Nivet, Hugo Vandermersch, Rémy Vercoutre… Si le chirurgien ne tient pas des comptes précis concernant le nombre de joueurs qu'il a opérés, il sait néanmoins qu'ils sont plus de 70 : "À chaque fois que j'en opère un, je demande un maillot en échange, certains m'en doivent encore, j'espère qu'ils se reconnaîtront", s'amuse le spécialiste.
À 50 ans, le chirurgien définit son métier comme "un véritable mode de vie". Pourtant, ce n'était pas dans cette voie là que Bertrand Galaud comptait se diriger à l'heure de faire son choix d'orientation : "Je voulais être vétérinaire, mais mon dossier a été refusé de toutes les écoles. Ma mère m'a parlé de la fac de médecine, je me suis dit pourquoi pas, et j'ai commencé mes études à Tours." Le natif d'Orléans a ensuite choisi Caen car le CHU "était une grande école du genou". En effet, en étant confronté à la traumatologie lors de ses études, Bertrand Galaud "a accroché" avec la chirurgie-orthopédique. Il s'est donc rendu à Caen pour faire de la chirurgie du genou, "qui est énormément traumatisé avec le foot, le ski, le hand…" et ainsi lier ses deux passions que sont la chirurgie et le sport.
Passionné de foot
Bertrand Galaud n'est pas un joueur de haut niveau, mais il adore le sport. "J'ai une famille très sportive, quand j'étais jeune, je faisais du handball. Quand j'ai du temps désormais, je fais de la planche à voile." Malheureusement, son emploi du temps ne lui laisse pas beaucoup de temps et, lorsqu'il en a, cela ne dure jamais : "Je me souvients d'une fois où on est allés voir un match ma femme et moi. Elle est rentrée seule car je suis parti opérer un joueur", confie-t-il.
Une métier-passion à plein temps qui le comble : "Quand j'ai mis un pied dans l'hôpital et que j'ai vu ce que c'était de s'occuper des autres, leur rendre service, leur changer la vie, tout de suite, j'ai accroché." Aujourd'hui dans son cabinet libéral ou à la Polyclinique du parc, lieu où il opère, vous ne verrez pas que des grands sportifs se succéder : "Il n'y a rien qui fasse plus plaisir que quelqu'un qui fait du sport de temps en temps soit satisfait que tout se passe bien et me remercie".
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En fait c'est tout qui est a réparer chez les joueurs du SM Caen