"On pointe beaucoup du doigt et on blâme beaucoup, mais je peux vous assurer que notre équipe a fait un travail incroyable", vante Craig Tiley, patron de Tennis Australia, organisateur de l'Open d'Australie, dans une vidéo à destination de ses équipes, dévoilée samedi par le Herald Sun.
La Fédération est pourtant au centre des critiques, après l'annulation du visa d'entrée en Australie de Djokovic, dans la nuit de mercredi à jeudi, au motif qu'il ne remplissait pas les strictes conditions d'entrée sur le territoire imposées dans le cadre de la lutte contre le Covid-19.
Elle a été accusée d'avoir induit les joueurs en erreur à propos des obligations en matière de vaccination contre le Covid-19 pour entrer dans le pays.
Dans une note envoyée aux joueurs et publiée par plusieurs médias australiens, l'organisation assurait qu'une personne ayant récemment contracté le Covid-19 pouvait bénéficier d'une exemption à l'obligation d'être entièrement vaccinée.
Le gouvernement australien a assuré avoir prévenu Tennis Australia dès novembre que cette disposition n'était valable que pour les résidents australiens, non pour les citoyens étrangers voulant entrer dans le pays.
"Nous comprenons la situation actuelle et nous travaillons en étroite collaboration avec Novak et son équipe, ainsi qu'avec d'autres personnes et leur équipe, qui se trouvent dans cette situation", ajoute Tiley dans la vidéo qui a fuité.
Une autre joueuse de tennis, la Tchèque Renata Voracova, se trouve dans le même centre de rétention que Novak Djokovic après avoir elle aussi vu son visa australien annulé, a-t-elle fait savoir dans un entretien aux quotidiens tchèques DNES et Sport.
"Ils m'apportent de la nourriture et il y a un gardien dans le couloir. Tout est rationné. Je me sens un peu comme en prison", a raconté cette spécialiste du double, âgée de 38 ans.
Le patron de Tennis Australia explique que la Fédération a choisi de ne pas s'exprimer publiquement à cause du recours déposé par Djokovic.
Inarrêtable
Mais Tiley assure que son équipe a fait "tout ce qu'elle pouvait faire selon toutes les instructions qui lui ont été fournies".
De son côté, le N.1 mondial a remercié ses supporters à travers le monde.
"Merci aux gens du monde entier pour votre soutien continu. Je peux le sentir et je l'apprécie grandement", a écrit le joueur de 34 ans sur Instagram.
Une centaine de supporters et de militants anti-vaccin tapaient sur des tambours et scandaient "Novak" samedi devant le centre de rétention de Melbourne, où le Serbe serait retenu dans l'attente de l'examen de son recours lundi.
Ailleurs dans la ville, une manifestation réunissait des centaines d'anti-vaccins. Certains clamaient leur soutien à Djokovic.
"Je ne veux pas que mes petits-enfants soient vaccinés", lance Margaret Beacham, ancienne institutrice de primaire de 67 ans.
"Novak prend position et c'est une occasion mondiale pour lui de dire quelque chose sur le statut de vaccination et à quel point c'est ridicule", ajoute-t-elle.
Le joueur de tennis australien Nick Kyrgios, qui a eu des échanges houleux avec le "Djoker" par le passé, a prédit samedi que, si le N.1 mondial parvenait à participer à l'Open d'Australie, il serait inarrêtable.
"S'il est autorisé à jouer l'Open d'Australie, je ne veux pas de lui. Je pense qu'il va être furieux", a-t-il déclaré en marge d'un tournoi de préparation.
L'imbroglio australien pose déjà des questions quant à la suite de sa saison, s'il ne se vaccine pas, avec notamment des tournois aux Etats-Unis, où le vaccin est obligatoire pour passer la frontière.
Le prochain tournoi du Grand Chelem est Roland-Garros au printemps et la ministre française des Sports Roxana Maracineanu a assuré vendredi que "des protocoles sanitaires imposés pour les grands événements par les fédérations" permettent "à quelqu'un comme Novak Djokovic de pouvoir entrer sur le territoire" de la France.
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