Ayant abandonné une carrière d’écrivain pour vivre paisiblement au Havre, Marcel Marx est devenu cireur de chaussures, à l’heure où la plupart des gens portent des baskets. Cela ne l’empêche pas d’être heureux, entre son travail, sa vie avec Arletty, sa tendre épouse, et le bistrot du coin, où il aime lever le coude. Un jour, la police découvre dans un conteneur un groupe d’immigrés clandestins venus du Sénégal. Seul un jeune garçon, Idrissa, parvient à s’échapper.
Tandis que Marcel déjeune d’un sandwich sur le port, il aperçoit ce dernier et lui propose de partager son repas, avant de l’inviter à venir se cacher chez lui. Le commissaire Monet est à la recherche de l’enfant, mais il ne semble guère pressé d’aboutir.
Très vite, dans la petite impasse où vit Marcel, la solidarité des habitants permet à Idrissa d’échapper à la police, prévenue par un délateur anonyme.
On retrouve, dans cette œuvre pleine de charme, de drôlerie et d’humanité, le style singulier du cinéaste finlandais Aki Kaurismäki (“Les lumières du faubourg”, “L’homme sans passé”, “Au loin s’en vont les nuages”).
Ce fou de cinéma n’a pas son pareil pour décrire la vie simple des gens qui n’ont pas grand-chose, si ce n’est un cœur gros comme une maison. Avec une vraie tendresse pour ceux-ci, le cinéaste montre, sans jamais verser dans le discours politique, que la vraie générosité est précisément celle qui n’attend rien en échange.
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