"Je pensais que c'était à partir du 3 janvier", s'étonne un jeune homme sans masque sur le visage, en train de déambuler sur l'avenue très fréquentée en ce soir de fête.
"Vous avez utilisé votre joker pour la soirée", prévient Virgile, capitaine de police du commissariat du VIIIe arrondissement de Paris, lui rappelant les mesures en vigueur depuis le jour-même dans la capitale.
Annoncé mercredi soir, le port du masque en extérieur a fait son grand retour dans la rue depuis vendredi à Paris - à l'exception des bois de Vincennes et Boulogne - et dans de nombreux autres départements et villes, pour faire face à la flambée du variant Omicron, désormais majoritaire en France.
Avant la pandémie, entre 250.000 et 300.000 personnes se rassemblaient sur les Champs-Élysées pour célébrer le passage à la nouvelle année.
La plupart des personnes qui déambulaient en début de nuit sur la célèbre avenue étaient affublées d'un masque. Reste une minorité, que repère la patrouille de six fonctionnaires.
"Pour une petite minorité effectivement, il y a encore de la pédagogie à faire, certains ignorent cette obligation et une infime minorité encore revendique éventuellement le non-port du masque et ces personnes-là seront verbalisées", explique à l'AFP le capitaine.
"J'étais en train de manger un truc", "C'était pour faire des photos", "on sort du resto", argumentent plusieurs personnes au cours de leur contrôle.
"J'ai pas la télé chez moi, je savais pas qu'il fallait mettre le masque", s'excuse un jeune homme, avant d'ajouter "tout ça pour un masque".
La réflexion déplaît fortement au capitaine de police, qui décide de dresser une amende de 135 euros. "Si on prend ces mesures, c'est que la situation est grave (...) +Tout ça pour un masque+, ça prouve que vous ne l'avez pas appréhendée, cette réalité-là", dit-il au contrevenant.
Le seuil des 200.000 cas positifs au Covid a été atteint pour la première fois mercredi, un nouveau record après quelque 180.000 cas mardi.
"Contraignant"
Plus loin, un couple de touristes belges est rappelé à l'ordre. "J'étais pas au courant parce qu'on vient de Belgique et en Belgique c'est pas comme ça, on met juste le masque quand on entre dans des espaces intérieurs", confie Antoine Pham, 38 ans, venu passer la soirée à Paris avec sa compagne.
"C'est contraignant de mettre le masque, (...) mais il n'y pas de soucis" pour respecter cette règle, ajoute-t-il dans un sourire, sac de macarons à la main.
"D'un côté, ils ont raison mais on ne peut pas constamment porter le masque... Ça m'énerve !", fulmine Nina Meli, une jeune femme de 18 ans originaire du Sud, elle aussi venue réveillonner dans la capitale.
"J'accepte pas qu'on mette le masque, on est privé de notre liberté au final (...), on ne peut plus faire ce qu'on veut", estime-t-elle, acceptant à contre-coeur de repositionner son carré de tissu noir sur le visage.
En plus du retour de cet outil emblématique de la crise sanitaire, d'autres restrictions ont été prises par la préfecture de police de Paris comme l'interdiction des rassemblements spontanés et de "toutes activités de danse dans tous les établissements recevant du public".
Le traditionnel feu d'artifice et les concerts prévus sur les Champs-Élysées pour la Saint-Sylvestre ont quant à eux été annulés par la mairie de Paris.
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