En ce moment

Dernière rencontre avant 2022 entre un Macron pugnace et des maires mécontents

France-Monde. Face à des milliers de maires qui l'attendaient au tournant, Emmanuel Macron a défendu jeudi son bilan avec pugnacité, recueillant un accueil plus positif que par le passé malgré le réquisitoire des dirigeants de l'Association des maires de France.

Dernière rencontre avant 2022 entre un Macron pugnace et des maires mécontents
Emmanuel Macron lors de la clôture du Congrès des maires organisé par l'Association des maires de France, à Paris, le 18 novembre 2021 - Ludovic MARIN [AFP]

D'entrée, le chef de l'Etat a pris le taureau par les cornes, en évoquant les crispations avec les maires qui ont marqué son quinquennat. "Il se peut qu'il y ait eu des malentendus au début, il se peut qu'il y ait eu des préjugés", a-t-il lancé lors d'un discours clôturant le congrès de l'AMF à Paris, un euphémisme qui a déclenché quelques rires et détendu l'atmosphère.

"J'assume de ne pas avoir été maire", a-t-il ajouté, répondant à un reproche récurrent. Avant de lancer en souriant : "Mais je ne suis par le seul président", "il se peut que le Général de Gaulle ait eu le même défaut".

Avant son intervention, le nouveau président de l'AMF, le maire LR de Cannes David Lisnard, avait énuméré les points de désaccord dans un discours de près de deux heures.

Il a reproché au chef de l'Etat "l'extrême-centralisation" de ses décisions. "Combien de préfets -je me suis laissé dire parfois même des ministres- ont découvert les décisions en même temps que nous", a-t-il ironisé. Appelant à "un nouveau souffle de décentralisation", il a déroulé, sous les rires - y compris du président - le long catalogue des acronymes des lois et plans qui encadre les décisions locales.

Plus critique encore, le premier vice-président de l'AMF, le PS André Laignel, a lu une résolution sans concession du nouveau bureau. "Dialogue, négociation, confiance : est-ce trop demander ? Et pourtant c'est ce que nous n'avons pas pu avoir ces quatre dernières années". "Espérons que la future mandature qui s'ouvrira en 2022 le permettra enfin."

Attentif à renouer le dialogue à cinq mois de la présidentielle, le chef de l'Etat a pris soin, comme il l'avait fait la veille en recevant un millier de maires à l'Elysée devant un plantureux buffet, de louer leur action durant la crise sanitaire.

Il a rappelé ses heures de questions-réponses avec des maires durant le grand débat lors de la crise des "gilets jaunes".

M. Macron a ensuite défendu ses choix, de la suppression de la taxe d'habitation aux actions en faveur des "coeurs de ville", assurant avoir préservé les ressources des communes, l'un de ses points de friction avec les dirigeants de l'AMF.

Débats "mortifères"

"La taxe d'habitation était un impôt pour les classes moyennes, mauvais pour les petites villes, injuste", a-t-il plaidé, quand David Lisnard a dénoncé sa suppression comme "la dernière étape de la déstabilisation totale de notre système de fiscalité locale".

"Il faut avoir de la cohérence, si on appelle au respect et à la civilité il faut aller jusqu'au bout", s'est agacé le chef de l'Etat alors qu'un sifflet venait d'interrompre son discours, réminiscence des quolibets essuyés lors de son premier congrès de l'AMF en 2017.

M. Macron a aussi appelé à éviter les débats "mortifères" qui opposent l'Etat aux élus locaux. "L'Etat est un tout, il ne peut pas y avoir l'Etat face aux élus", a-t-il insisté.

Son discours a été finalement assez applaudi et le président est resté un long moment pour un bain de foule. Mais beaucoup d'édiles restaient sur leur faim.

"C'est davantage un plaidoyer pour un bilan que des réponses aux questions précises portées par nos mandants", a commenté Frédéric Pfliegersdoerffer, maire (sans étiquette) de Marckolsheim (Bas-Rhin).

Même opinion pour Jacky Marcheteau, maire de Saint-Etienne de Brillouet, pour qui "notre président est très performant dans ce genre d'exercice, mais il ne lâche pas grand-chose". "Ca ne répond pas à des questions de fonds sur les relations entre l'Etat et les collectivités locales", a remarqué Anne Novello, adjointe au maire de Gattières (Alpes-Maritimes).

"Oui, on est écoutés par le gouvernement", s'est au contraire réjouie Caroline Cayeux, maire UDI de Beauvais, citant une augmentation des effectifs policiers dans sa ville.

Galerie photos

Newsletter

Restez informé ! Recevez des alertes pour être au courant de toutes les dernières actualités.
Réagir à cet article

L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.

En direct
Petites Annonces
Immobilier
Maison à vendre Carantilly
Maison à vendre Carantilly Carantilly (50570) 120 600€ Découvrir
Maison à rénover
Maison à rénover Saint-Pair-sur-Mer (50380) 402 800€ Découvrir
Maison à vendre Dangy
Maison à vendre Dangy Dangy (50750) 136 200€ Découvrir
T3
T3 Granville (50400) 238 500€ Découvrir
Automobile
Grand C4 Spacetourer Blue HDi
Grand C4 Spacetourer Blue HDi Caumont-sur-Aure (14240) 16 500€ Découvrir
VOLKSWAGEN TRANSPORTER VAN AMENAGE VOLKSWAGEN T6 L1H1  Van
VOLKSWAGEN TRANSPORTER VAN AMENAGE VOLKSWAGEN T6 L1H1 Van Mont-de-Marsan (40000) 17 890€ Découvrir
CARAVANE CARAVELAIR BRASILIA 450
CARAVANE CARAVELAIR BRASILIA 450 Villeneuve-d'Ascq (59491) 2 800€ Découvrir
Camping-car Fiat Ducato 1.9 TD 2001
Camping-car Fiat Ducato 1.9 TD 2001 Caen (14000) 16 400€ Découvrir
Bonnes affaires
Leica Q2 19051 à l'état neuf
Leica Q2 19051 à l'état neuf Lyon (69001) 2 900€ Découvrir
Razer Blade 17 Ordinateur Portable de jeu (PC GAMER+Casque+Souris) Neuf
Razer Blade 17 Ordinateur Portable de jeu (PC GAMER+Casque+Souris) Neuf Lyon (69001) 1 900€ Découvrir
Sonos Arc Set+3x ones+sub gen 3 (Neuf)
Sonos Arc Set+3x ones+sub gen 3 (Neuf) Lyon (69001) 1 900€ Découvrir
grand meuble etagères
grand meuble etagères Bacilly (50530) 70€ Découvrir
L'application mobile de Tendance Ouest
Inscrivez vous à la newsletter
Les pronostics avec Tendance Ouest
L'emploi avec Tendance Ouest
L'agenda des sorties de Tendance Ouest
Les concerts avec Tendance Ouest
Dernière rencontre avant 2022 entre un Macron pugnace et des maires mécontents