Quand Djokovic a fait son entrée sur le court, aux côtés de son compatriote Filip Krajinovic, devant des tribunes de Bercy copieusement garnies, même le jeune Américain Sebastian Korda, fraîchement qualifié pour le deuxième tour, a immortalisé l'instant depuis les coursives, téléphone en main.
C'est que la dernière apparition sur un court du N.1 mondial remontait à sa finale perdue à New York contre Daniil Medvedev mi-septembre, dernier chaînon manquant vers un rarissime Grand Chelem calendaire après ses titres à l'Open d'Australie, Roland-Garros et Wimbledon.
"Je n'ai jamais joué devant autant de public pour un match de double, c'est incroyable", a apprécié le N.1 mondial, victorieux au super tie-break avec Krajinovic, aux dépens des Australiens Alex de Minaur et Luke Saville (4-6, 6-4, 10/7).
Pour son premier match en simple mardi soir, il sera opposé en début de soirée (à partir de 19h30) au Hongrois Marton Fucsovics, tombeur de l'Italien Fabio Fognini (37e) 6-1, 6-7 (6/8), 7-6 (7/5).
Le Serbe de 34 ans, qui a cherché le soutien du public à plusieurs reprises, n'a commencé à trouver de l'intensité qu'en début de deuxième manche. Comme un symbole, sa qualité de retour, une de ses principales armes, s'est alors élevée. Et c'est d'une joie rugissante qu'il a accueilli l'égalisation à un set partout.
Auparavant, Djokovic s'était montré hésitant, perdant son premier jeu de service sur une double faute, et laissant étonnamment Krajinovic se positionner au retour sur la balle de set obtenue par le duo australien.
Nadal a un plan
"C'est une saison très éprouvante, mais ce n'est pas fini", a commenté Djokovic - en français.
"Je suis très fier de la manière dont j'ai joué en Grand Chelem cette année, je n'ai pas fini avec la coupe à New York, mais il y a beaucoup de choses dont je peux être content", a-t-il poursuivi.
Pendant ce temps-là, à l'autre bout de Paris, Rafael Nadal, hors circuit quasiment depuis Roland-Garros, la faute à son pied gauche douloureux, a précisé ses plans pour la saison prochaine en marge d'un événement avec un sponsor: "jouer (une exhibition) à Abou Dhabi en décembre, puis un tournoi avant l'Open d'Australie".
"C'est mon objectif. Nous travaillons dur pour que ça se passe comme ça", a ajouté le champion espagnol.
Côté français, Adrian Mannarino (59e), tombeur 6-2, 6-4 du Géorgien Nikoloz Basilashvili (21e), récent finaliste à Indian Wells mais parti trop souvent à la faute lundi (31 fautes directes pour seulement six coups gagnants), a montré la voie à suivre au contingent bleu particulièrement resserré (ils ne sont que sept dans le tableau principal). Et il attend désormais Gaël Monfils (22e) au deuxième tour.
Le N.1 français doit lui faire son entrée mardi après-midi face au Serbe Miomir Kecmanovic (69e).
Dans la course aux deux derniers sésames pour le Masters de fin de saison (14-21 novembre à Turin), le Russe Aslan Karatsev a perdu ses derniers espoirs en chutant d'entrée contre Korda (6-2, 6-7, 7-6).
En début de soirée, Andy Murray, invité et ainsi de retour dans la salle de Bercy pour la première fois depuis qu'il y a soulevé le trophée en 2016, affronte l'Allemand Dominik Koepfer, lucky loser après le forfait de dernière minute de l'Américain Jenson Brooksby, touché aux abdominaux.
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