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Ligue 1: Nice-Marseille, après le chaos

France-Monde. Un joueur touché par un projectile, un terrain envahi, une bagarre générale, une garde à vue et des clubs qui se rejettent la faute: après le chaos lors de Nice-Marseille dimanche, les instances et les autorités cherchent à dégager les responsabilités des uns et des autres avant de sanctionner.

Ligue 1: Nice-Marseille, après le chaos
Des supporteurs niçois envahissent le terrain lors du match contre Marseille, le 21 août 2021 à l'Allianz Riviera - Valery HACHE [AFP]

. Que s'est-il passé ?

Alors que Nice mène 1-0, le Marseillais Dimitri Payet reçoit, depuis une tribune, une bouteille dans le dos et tombe au sol. Une fois relevé, il lance à son tour deux bouteilles en direction de la tribune.

Une bagarre générale éclate, des coups sont échangés à différents endroits du terrain entre joueurs des deux équipes, supporters, stadiers et membres de l'encadrement.

Après plus d'une heure et demie d'interruption, la rencontre est définitivement arrêtée par l'arbitre Benoît Bastien, constatant l'absence des Marseillais ne souhaitant pas reprendre.

"On s'est retrouvés en danger parce qu'on a eu pas mal de nos joueurs qui ont été visés, touchés", a expliqué lundi le capitaine marseillais Steve Mandanda dans une vidéo diffusée par l'OM. "On ne se sentait pas en sécurité".

Une source au sein de l'OM a décrit lundi les joueurs marseillais comme "dépités par la tournure des évènements" et, pour certains, "en état de choc". Plusieurs d'entre eux, notamment Payet, Guendouzi et Luan Peres, ont été légèrement blessés.

Quant à l'OGCN, il a indiqué dans un communiqué que ses joueurs Justin Kluivert et Jean-Clair Todibo avaient été "agressés" par "un membre de la sécurité marseillaise".

. Quelles responsabilités ?

Du côté de l'OM, on s'interrogeait lundi sur les mesures de sécurité, l'absence de filets de protection, l'équipement des policiers et le nombre de stadiers.

Le groupe des "Ultras Populaire Sud", comme le club niçois, ont condamné ces incidents, l'OGCN affirmant que "les pseudos-supporters qui s'en rendent coupables méritent des sanctions lourdes et ciblées". Le groupe de supporters a aussi dit ne pas être opposé à la pose d'un filet anti-projectiles.

Chaque club avance aussi ses arguments à l'encontre de son adversaire, avant une bataille disciplinaire attendue ces prochains jours devant la Ligue de football professionnel (LFP).

Le club marseillais et son directeur juridique Alexandre Mialhe préparent d'ailleurs leurs arguments et estiment avoir "beaucoup d'éléments", autour notamment du rôle joué par Jean-Pierre Rivère, président niçois, alors qu'une vive altercation a éclaté en tribune présidentielle, entre M. Rivère et Pablo Longoria, son homologue marseillais, selon une source présente dans cette tribune.

Le club niçois a de son côté déploré "l'attitude irresponsable de plusieurs membres" de l'OM, qui selon lui "n'ont eu de cesse d'envenimer la soirée". Particulièrement visés, "deux joueurs cadres" non nommés et "un adjoint de Jorge Sampaoli traversant le terrain pour agresser et mettre KO un supporter (...) toujours hospitalisé".

"Il ne fallait pas faire reprendre ce match", a de son côté regretté le maire de Marseille Benoît Payan sur BFM TV, déplorant une situation "qui fait honte au football français, à la Ligue, à Nice".

La Ligue, tout en condamnant "fermement" ces "violences", a assuré dans la soirée que c'était le préfet des Alpes-Maritimes qui avait pris cette décision, "afin de garantir l'ordre public". Plusieurs sources ayant connaissance du dossier ont fait remarquer à l'AFP que l'arbitre du match n'était, lui, pas favorable à la reprise du jeu.

. Quelles suites ?

Le parquet de Nice a annoncé lundi l'ouverture de plusieurs enquêtes, notamment pour "jets de projectiles" et "violences volontaires aggravées". Un homme âgé de 28 ans, suspecté d'avoir porté des coups à un joueur de l'OM, a été interpellé Mandelieu-la-Napoule et placé en garde à vue lundi en fin de journée, a appris l'AFP de source policière.

La ministre des Sports Roxana Maracineanu a pour sa part estimé que ces incidents étaient "une insulte pour le football" et a réclamé des "sanctions".

La LFP a elle convoqué les deux clubs dès mercredi en commission de discipline: dans ce genre d'affaire, le dossier est généralement placé en instruction pendant deux à trois semaines, même si des mesures conservatoires peuvent être prises.

La Commission pourra sanctionner d'une part le club niçois pour les débordements causés par les spectateurs (fermetures de tribunes, retrait de points...), et d'autre part les acteurs du jeu (suspensions pour les joueurs ou l'encadrement...). Elle devra aussi décider du sort de la rencontre (score maintenu, défaite sur tapis vert, match à rejouer...).

bur-tll-ama-stt/bpa

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