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MotoGP: l'Espagne, où l'ado Quartararo a tenté le diable

France-Monde. S'il peut devenir en 2021 le premier Français à remporter le titre de champion du monde en MotoGP, c'est en Espagne que Fabio Quartararo s'est exilé très jeune, s'y forgeant un destin et un surnom: "El Diablo".

MotoGP: l'Espagne, où l'ado Quartararo a tenté le diable
Le pilote français de l'écurie Team Petronas SRT Yamaha, Fabio Quartararo, pose chez lui, le 11 février 2021 à La Massana (Andorre) - Lionel BONAVENTURE [AFP/Archives]

"Quand on a entre 13 et 16 ans, c'est là qu'on s'amuse le plus; moi, c'est là que j'ai pris le plus de maturité": à l'adolescence, Fabio Quartararo savait déjà ce qu'il voulait. Être champion du monde. Alors, comme en France il aurait survolé ses catégories d'âge, il est parti en Espagne, où les championnats juniors sont bien plus relevés. Il les a survolés tout de même.

C'est en fait dès 7 ans qu'il va, certains week-ends, en pèlerinage dans cette Mecque de la vitesse moto. De chez lui à Nice, où il est né le 20 avril 1999, son père, ancien champion de France en 125 cm3, le conduit en camion.

"C'était minimum 1.200 km aller-retour", expliquait Quartararo à l'AFP en février, dans sa maison d'Andorre. "Ce sont les meilleurs souvenirs, c'était de l'amusement, on ne pensait à rien d'autre, j'allais jouer avec mes copains, quand c'était l'heure de faire de la moto je faisais de la moto, il n'y avait aucun stress, c'était un amusement pur."

"Ça a changé ma vie"

Puis à 13 ans, fini l'amusement. Fabio part du foyer, s'installe chez son manager d'alors, à Alfaz del Pi, sur la Costa Blanca près d'Alicante (sud-est). "Maison, entraînement, cours particuliers, entraînement, maison, tous les jours. C'était difficile, c'était un travail. Ca a changé ma vie."

Nous sommes en 2013. Juan Borja, entraîneur de Wild Wolf Racing en CEV, a trouvé en l'adolescent français le pilote qu'il cherchait: "Fabio était le meilleur", explique l'Espagnol à l'AFP. "Il se rendait les choses faciles, tout paraissait facile et ça faisait la différence".

"C'était un garçon normal, une très bonne personne, à l'image de sa famille. Il aimait surtout l'entraînement. Plus il montait sur une moto, plus il était heureux. Il pensait toujours moto, moto, moto."

Dès 2013, Fabio poursuit son idée fixe dans le très compétitif Championnat d'Espagne de vitesse (CEV). Il se rappelle: "On était plus de cinquante sur la grille, certains ne pouvaient pas être qualifiés, ça m'a appris tellement de choses. Quand on a 13, 14 ans, qu'il y a des personnes de 16, 18 voire 20, 21 ans, et que l'on sait que c'est le championnat le plus relevé au monde, on se dit +je vais essayer de faire de mon mieux+."

Il se rend compte que "son mieux" est LE mieux : "dès la première course sous la pluie je fais 2e ; je suis 1er du championnat après deux courses. Donc, rapidement, je me dis +je suis là pour gagner+, et j'ai gagné la première année (avec Wild Wolf, ndlr), puis la 2e (avec une autre équipe). Extraordinaire".

A l'origine d'"El Diablo"

Borja explique: "n'importe quel pilote qui vient ici et gagne va ensuite en Championnat du monde pour jouer les premiers rôles".

C'est ce que fait Quartararo en Moto3 (2015, 2016), en Moto2 (2017, 2018) puis en MotoGP en 2019, pour enfin briller au niveau mondial. A presque 22 ans, il attaque dimanche au Qatar sa troisième saison dans l'élite, sans pour l'instant avoir touché le Graal, qui échappe depuis toujours à un Français.

Peut-il le faire ? "Bien sûr !", approuve Borja. "S'il a la moto qui lui convient et si Yamaha (l'écurie officielle dans laquelle Quartararo vient d'être promu, ndlr) travaille pour qu'il ait tout ce dont il a besoin."

Pour cela, Quartararo le sait, il faudra aussi améliorer ses points faibles, qui le freinaient déjà adolescent. "L'unique défaut que je peux lui trouver, c'est quand il n'avait pas la moto qu'il désirait, il s'énervait beaucoup, peut-être trop. C'était un enfant et il voulait toujours le mieux et parfois ce n'était pas possible", raconte Borja.

En Espagne, Quartararo a développé son niveau, façonné son caractère et aussi trouvé son surnom "El Diablo", référence au diable dessiné sur son casque d'enfant – réplique de celui de l'ancien pilote italien Roberto Locatelli.

En 2020, en Espagne toujours, il a remporté ses trois premières victoires en MotoGP. Désormais pour grandir, Fabio devra gagner aussi hors d'Espagne.

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