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Nouvelle mobilisation contre la loi "sécurité globale", après une semaine marquée par les violences policières

France-Monde. De nouvelles manifestations sont prévues samedi en France contre la proposition de loi "sécurité globale" et sa mesure phare, qui prévoit de restreindre la possibilité de filmer les forces de l'ordre, alors que l'opposition au texte est désormais exacerbée par une série d'affaires de violences policières.

Nouvelle mobilisation contre la loi "sécurité globale", après une semaine marquée par les violences policières
Des policiers lors d'une manifestation à Nantes contre la proposition de loi "sécurité globale", le 27 novembre 2020 - JEAN-FRANCOIS MONIER [AFP]

Paris, Bordeaux, Lyon, Strasbourg, Marseille, Grenoble, Clermont-Ferrand, Caen... De multiples rassemblements sont prévus un peu partout dans l'Hexagone, contre ce texte jugé attentatoire à "la liberté d'expression" et à "l'Etat de droit" par ses opposants. Dès vendredi soir, plusieurs milliers de manifestants ont défilé à Nantes.

Samedi dernier, la mobilisation avait rassemblé environ 22.000 personnes sur l'ensemble du territoire, selon les autorités.

Depuis, la controverse autour de ce texte, vivement dénoncé par les journalistes et les défenseurs des libertés publiques, s'est encore renforcée.

L'évacuation brutale d'un camp de migrants à Paris lundi soir et la révélation jeudi du passage à tabac d'un producteur de musique noir par quatre policiers ont suscité l'indignation et électrisé le débat. Des scènes filmées et visionnées des millions de fois sur les réseaux sociaux.

Dans ce contexte tendu, Emmanuel Macron est descendu vendredi dans l'arène pour dénoncer l'"agression inacceptable" du producteur Michel Zecler et des "images qui nous font honte".

Il a demandé de nouveau au gouvernement de lui faire rapidement des propositions "pour lutter plus efficacement contre toutes les discriminations".

- Rétropédalage -

Qu'adviendrait-il si les policiers ne pouvaient plus être filmés, interrogent les détracteurs de la loi "sécurité globale", qui redoutent la portée de son article 24, pénalisant ceux qui voudraient filmer les forces de l'ordre avec une intention malveillante.

Après avoir modifié le texte pour inclure des garanties sur le "droit d'informer", le gouvernement a passé la semaine à tenter de déminer ce dossier.

En vain: malgré son adoption en première lecture par l'Assemblée nationale, la polémique était telle que Matignon s'est résolu à annoncer une nouvelle réécriture du texte par une "commission" indépendante. Avant de rétropédaler face à l'ire des parlementaires et de la majorité, à qui Jean Castex a dû assurer qu'ils auraient le dernier mot.

Sous pression, l'exécutif évaluera samedi jusqu'à quel point cette loi, qui prévoit aussi la possible utilisation de drones lors des manifestations, peut fédérer contre lui.

Au cœur de la tourmente, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin s'est rendu nuitamment au commissariat de Sarcelles (Val-d'Oise), avant de poster sur Twitter une photo de cette visite, manière de tenter de démontrer que cette crise ne le fragilise pas.

A Paris, tête de la contestation, la manifestation principale contre ce texte doit débuter vers 14H00.

- Crainte d'un "drame" -

Cette "marche des libertés" doit partir de la place de la République pour rallier celle de la Bastille, à l'appel du collectif "Stop! Loi sécurité globale", qui rassemble des syndicats de journalistes, des ONG, l'association de la presse judiciaire, la Ligue des droits de l'Homme (LDH) et d'autres associations.

Le préfet de police de Paris, Didier Lallement, l'avait initialement interdite et souhaitait un rassemblement statique à République, afin "d'éviter le brassage des populations" pour lutter contre l'épidémie de Covid-19. Une décision finalement cassée par le tribunal administratif de Paris.

Dans une lettre adressée vendredi soir aux policiers, M. Lallement a appelé ses troupes à "tenir" la "ligne républicaine". En "dévier", c'est "perdre le sens de notre mission", a-t-il ajouté.

Des milliers de manifestants sont attendus dans la capitale. Sur les réseaux sociaux, le comité Adama, qui avait réussi à mobiliser plus de 20.000 personnes en juin contre les violences policières, a appelé au rassemblement.

Une centaine d'élus de région parisienne ont annoncé leur présence place de la République, en écharpe tricolore, et leur volonté d'être "vigilants" face à d'éventuels dérapages des forces de l'ordre.

Dans ce contexte électrique, les autorités redoutent des violences.

"Quasiment plus aucune manifestation ne se passe bien", a déploré vendredi David Le Bars, secrétaire général du Syndicat des commissaires de la police nationale. Selon lui, "on risque le drame à chaque intervention", lorsque des violences sont commises en fin de rassemblement.

"On arrive au bout, les crises sociales et économiques, cela se règle politiquement, pas avec le maintien de l'ordre", a-t-il estimé.

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