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Le gouvernement dévoile son plan de soutien à la filière aéronautique

Le gouvernement dévoile mardi son plan de soutien à la filière aéronautique frappée de plein fouet par la crise due au coronavirus, afin de préserver un secteur qui emploie 200.000 personnes en France et lui permettre d'innover avec des avions moins polluants.

Le gouvernement dévoile son plan de soutien à la filière aéronautique
Un avion d'Air France sur le tarmac de l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, le 30 avril 2020 - BERTRAND GUAY [AFP/Archives]

Après un plan pour le tourisme de 18 milliards d'euros, un autre pour l'automobile de 8 milliards, ce sont pas moins de cinq ministres -Bruno Le Maire et Agnès Pannier Runacher pour l'Economie, Florence Parly pour les Armées, Elizabeth Borne pour la Transition écologique et Jean-Baptiste Djebbari pour les Transports- qui doivent annoncer à Bercy plusieurs milliards d'euros pour l'industrie aéronautique.

Le secteur, comme le reste de l'économie, a déjà largement recours aux dispositifs de chômage partiel et de prêts garantis par l'Etat, qui pourraient être élargis. A elle seule, Air France a bénéficié de sept milliards d'euros d'aide de l'Etat sous forme de prêts directs ou de prêts bancaires garantis par la puissance publique.

L'industrie aéronautique est victime de l'effet cascade de l'effondrement du trafic aérien et des difficultés financières des compagnies aériennes, amenées à annuler ou reporter des commandes.

La crise est telle que la "survie d'Airbus est en jeu", selon son patron Guillaume Faury. Et avec celle du mastodonte aux 48.000 salariés en France, celle d'une myriade d'équipementiers, souvent des PME ou entreprises de taille intermédiaire à la trésorerie flageolante.

L'avionneur européen, qui a réduit ses cadences d'environ 30%, se targue de passer chaque année pour 12,5 milliards d'euros de commandes auprès de 10.000 industriels en France.

Le plan devrait donc comprendre un fonds de recapitalisation pour les entreprises en difficulté, doté de plusieurs centaines de millions d'euros, abondé notamment par les grands du secteur (Airbus, Safran, Dassault et Thales), BPIFrance ou encore le fonds ACE Management (filiale de Tikehau), selon plusieurs sources proches du dossier.

Dans un rapport, le député de Haute-Garonne Mickaël Nogal préconise qu'il soit financé aussi par les collectivités et des investisseurs privés "à hauteur d'un milliard d'euros" au total et qu'il soit "opérationnel le plus rapidement possible au regard de l'urgence".

Les garanties exports à un secteur bénéfique pour la balance commerciale pourraient également être renforcées.

"Prime à la casse"

Pour relancer l'activité de la filière, Mickaël Nogal propose dans son rapport remis à Jean-Baptiste Djebbari d'instaurer une "prime à la casse" qui devrait être portée au niveau européen.

"De nombreuses compagnies, en général petites et/ou low-cost, ont des flottes d'avions vieillissantes" qui consomment davantage de carburants et sont donc plus polluantes que les avions les plus modernes, écrit-il dans son rapport consulté par l'AFP.

En parallèle, il faudrait lancer une filière de démantèlement et de recyclage des appareils, selon lui.

Un autre volet du plan concerne le soutien à la recherche et développement, poste budgétaire dans lequel les entreprises ont tendance à tailler en période de difficulté. Il permettra d'avancer vers des avions émettant moins de gaz à effet de serre et de moderniser l'outil industriel.

"Le bras armé dans l'aéronautique pour aller vers un avion plus vert, c'est le Corac", le Conseil pour la recherche aéronautique civile qui regroupe tous les acteurs du secteur, selon une source proche du dossier.

Son budget annuel est actuellement de 135 millions d'euros mais des "sommes assez considérables ont été demandées", selon elle.

La Défense, premier investisseur de l'Etat, est elle aussi mobilisée pour soutenir une filière "duale", présente dans le civil et le militaire. Par un "jeu de taquin", le ministère des Armées va accélérer certaines commandes prévues ultérieurement afin de donner de la charge à des entreprises en difficultés et qui sont en capacité de livrer.

L'incapacité d'autres industriels à livrer cette année en raison de la crise "permet de libérer quelques marges de manoeuvre budgétaire", explique-t-on au cabinet de Florence Parly.

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