"C'est très bien. J'étais persuadé qu'on allait le trouver", s'est réjoui auprès de l'AFP Bernard Caiazzo, le président du syndicat des clubs de L1 (Première Ligue).
Pour les clubs, c'est un soulagement: plusieurs millions d'euros vont bien leur être reversés, dans un contexte économique tendu en raison de l'épidémie du nouveau coronavirus qui a mis à l'arrêt les compétitions et donc, fermé le robinet des recettes.
"Canal+ a tout intérêt que le foot français se porte bien, et beIN aussi, poursuit le dirigeant de Saint-Étienne. Cet accord démontre que de bonnes choses peuvent arriver quand tout le monde tire dans le bon sens."
Quatre présidents de club choisis par le Bureau de la LFP, Nasser Al-Khelaïfi (Paris-SG), Olivier Sadran (Toulouse), Jacques-Henri Eyraud (Marseille) et Jean-Pierre Rivère (Nice), ont mené les discussions avec les deux chaînes qui avaient suspendu fin mars leurs paiements.
La chaîne cryptée avait refusé de payer quelque 110 M EUR - dont une partie (43M EUR) était due car elle correspond à des matches déjà joués, selon plusieurs dirigeants -, et beIN Sports dont Al-Khelaïfi est aussi le patron, 42 M EUR.
"préserver le spectacle et la santé"
Si aucune somme n'a été révélée vendredi, la LFP confirme que l'accord avec Canal+ porte "sur le montant du règlement relatif aux matchs des Championnats de Ligue 1 et de Ligue 2 déjà diffusés" dans son communiqué.
Selon L'Equipe, cela correspond à 37 millions d'euros.
"Merci aux quatre présidents pour la qualité du dialogue. Nos discussions se poursuivent sur la reprise, avec pour ambition de préserver le spectacle et la santé de tous", a réagi sur Twitter Maxime Saada, le patron du groupe Canal+.
Son ton tranche avec celui adopté début avril. "On applique strictement le contrat et on ne voit pas pourquoi on ferait autrement: Canal+ n'est pas une banque", expliquait à l'AFP la direction de la chaîne.
Ce changement pourrait amorcer le retour vers des ciels moins troubles pour le football français, secoué par des divisions durant cette crise, et fragilisé sur le plan financier.
Les droits TV, qui représentent près de 36% des recettes des clubs de L1 pour la saison 2018-2019, sont de loin leur plus grande source de revenus, selon le rapport de la DNCG, le gendarme financier du football français.
Vendredi, le Bureau de la LFP a également poursuivi ses travaux en vue d'une reprise de l'entraînement le 11 mai, prévue par le protocole sanitaire. Si le gouvernement donne son feu vert, le Championnat pourrait reprendre mi-juin. Pour se rapprocher d'un retour vers la normale.
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