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Trump "n'a rien fait de mal": les avocats du président entrent en scène

Après le méticuleux réquisitoire des démocrates en faveur d'une destitution, les avocats de Donald Trump ont entamé samedi leurs plaidoiries, mettant en garde contre la tentation de remettre en cause le verdict des urnes "sans la moindre preuve".

Trump "n'a rien fait de mal": les avocats du président entrent en scène
Capture d'écran de l'hémicycle du Sénat, le 24 janvier 2020 à Washington - HO [US Senate TV/AFP]

"Quand vous entendrez les faits (...) vous verrez que le président n'a absolument rien fait de mal", a lancé d'entrée Pat Cipollone, avocat de la Maison Blanche, qui a pris la parole devant le Congrès lors d'une séance exceptionnellement organisée un samedi.

Dans un Sénat contrôlé par les républicains (53 sièges sur 100), l'acquittement du 45e président des Etats-Unis fait peu de doute. Mais à moins de 300 jours de l'élection présidentielle, les débats sont aussi une bataille pour l'opinion publique.

Face à des sénateurs impatients de quitter Washington pour le week-end, en particulier les candidats démocrates Bernie Sanders et Elizabeth Warren désireux de retrouver les estrades de campagne dans l'Iowa, M. Cipollone a promis une séance de "deux ou trois heures au plus".

Ancien animateur d'une émission de télé-réalité et avide téléspectateur, Donald Trump avait lui-même donné le ton la veille: le samedi est la "Vallée de la mort" en termes d'audience, pas la peine de perdre son temps dans de longues plaidoiries, mieux vaut garder des forces pour la semaine prochaine.

Comme l'accusation, les avocats du milliardaire disposeront au total de 24 heures, étalées sur trois journées.

La présentation de samedi s'assimile plutôt à une "bande-annonce", selon les termes de la défense, avant le plat de résistance que constituera en particulier l'intervention du célèbre constitutionnaliste Alan Dershowitz, qui fut, entre autres, l'avocat d'O.J. Simpson et du financier Jeffrey Epstein.

"Déchirer les bulletins de vote"

Face aux sénateurs silencieux, Pat Cipollone a accusé les adversaires politiques du président de chercher à organiser "la plus grande interférence dans les élections de l'histoire américaine".

"Ils vous demandent de (destituer le président) sans la moindre preuve (...) Ils vous demandent de déchirer tous les bulletins de vote de ce pays".

"Nous ne pouvons accepter cela", a-t-il ajouté, promettant de mener à bien la deuxième partie de ce procès historique de façon "efficace et rapide" pour que tous les Américains puissent se tourner vers le rendez-vous électoral du 3 novembre.

Selon un sondage Washington Post-ABC News, 47% des Américains estiment que Donald Trump devrait être contraint à quitter la Maison Blanche, 49% pensent le contraire. Près des deux tiers des personnes interrogées souhaitent cependant entendre d'autres témoins.

L'accusation a tenté depuis mercredi de démontrer que Donald Trump, troisième président de l'histoire à subir l'infamie d'un procès en destitution, s'était rendu coupable d'abus de pouvoir et entrave au travail du Congrès.

L'ancien homme d'affaires de New York est accusé d'avoir demandé à l'Ukraine d'enquêter sur le démocrate Joe Biden, son adversaire potentiel à la présidentielle, en même temps qu'il gelait une aide militaire cruciale pour ce pays en conflit avec la Russie.

Le président a utilisé le pouvoir de la présidence pour forcer Kiev à annoncer des enquêtes sur son rival afin de le "salir" et de "tricher à l'élection", a affirmé le procureur en chef, Adam Schiff.

Une fois "démasqué" par l'intervention d'un mystérieux lanceur d'alerte, "il a travaillé dur pour étouffer l'affaire" et bloquer l'enquête du Congrès, a ajouté l'élu Hakeem Jeffries.

Leur déroulé méthodique des faits, entrecoupé d'extraits vidéo, de références historiques et d'envolées lyriques, a dressé un portrait peu flatteur de l'impétueux milliardaire républicain.

La Chambre des représentants, aux mains des démocrates, a mis le président en accusation le 18 décembre. Preuve que Donald Trump peut compter sur un "Grand Old Party" au garde-à-vous, pas un seul républicain n'avait alors soutenu ce vote d'"impeachment".

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