L'homme de 48 ans, jugé par le tribunal correctionnel de Caen le lundi 23 décembre, est poursuivi pour des vols au sein de la SPA de Cabourg, le 16 septembre. Il a été reconnu sur photo par un employé qui l'avait vu la veille dans les locaux, alors qu'il était soi-disant à la recherche de son chat. Le prévenu est connu des services de police et a déjà été interpellé pour des faits similaires.
Une justice démunie
Cette fois, après avoir escaladé le portail et brisé des vitres, il s'est introduit dans un bureau et a volé des talkies-walkies et un téléphone nomade. Décrit par un expert comme immature, à la personnalité "borderline", le prévenu, placé sous tutelle, vole pour attirer l'attention et calmer ses angoisses. "C'est une affaire délicate, fait remarquer le procureur, cet homme est en grande difficulté sociale et psychologique". L'avocate de la défense confirme : "la tutelle ne suffit pas, il y a, à l'évidence, une carence de prise en charge, mais en même temps, il ne relève pas de l'hospitalisation, car il n'est pas dangereux". Quelle peine pourrait être efficace pour ce type de prévenu qui ne rentre dans aucune case et n'est pas vraiment réceptif à la sanction ? La justice semble démunie devant cette situation. Le tribunal l'a tout de même condamné à trois mois d'emprisonnement avec mise à l'épreuve de deux ans et obligation de soin.
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