L'homme dont le cas est examiné jeudi 19 décembre par le tribunal correctionnel de Caen est en situation de marginalisation. Il est hébergé dans un des logements d'insertion Adoma de la ville quand, le jeudi 1er août dernier, il met volontairement le feu à l'un des chalets avant de prévenir lui-même les pompiers. Ses motivations sont confuses : il aurait vu une jeune fille sur le lit dans la chambre de son voisin où il se rend pour réchauffer une pizza, alors que les femmes ne sont pas autorisées à résider au foyer.
Il voulait les faire sortir
Il se met alors en tête que le voisin - qui lui aurait proposé des relations sexuelles avec elle - est une sorte de proxénète. Pour faire sortir les deux occupants, il ne trouve rien de mieux que de déclencher un incendie en versant de l'allume barbecue sur l'herbe, devant le logement. L'avocat de la partie civile pointe les dégâts matériels conséquents, car les deux logements dégradés ne peuvent plus être mis à disposition de personnes en situation d'urgence. La procureure, elle, déplore que le prévenu, déjà condamné en 2012 à six mois de sursis pour une affaire de stupéfiants, ne se soit pas donné la peine de se présenter à l'audience. Elle requiert un an de prison. Le tribunal le condamne à huit mois avec sursis assortis d'une amende de 3 114 euros pour le préjudice matériel et 800 euros pour les frais de justice.
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