Crédit photo : © 2012 AFP | Lionel Bonaventure
On s’attendait à une grosse bataille sur cette étape. Elle a bien eu lieu sauf que celle-ci a davantage concerné le maillot à pois rouges que le maillot jaune. Dès le début de la course, 38 coureurs réussissaient à s’extraire du peloton. Il y avait du beau monde dans ce groupe de tête puisqu’y figuraient pas moins de dix vainqueurs d’étapes (George Hincapie, Jens Voigt, Alexandre Vinokourov…), mais aussi Frederik Kessiakoff et Thomas Voeckler. Les deux hommes allaient passer une bonne partie de la journée à se disputer les points du Grand prix de la Montagne. A ce petit jeu, le Français se montrait le plus fort puisqu’il passait en tête de l’Aubisque et du Tourmalet refaisant une partie de son retard sur le Suédois. Parti au milieu du Tourmalet en compagnie de Brice Feuillu, le leader de l’équipe Europcar poursuivait sa récolte en franchissant le col de l’Aspin en première position.
Menacé par le retour d’un petit groupe de coureurs dans lequel on retrouvait Jens Voigt et Chris Anker Sorensen, Thomas Voeckler lâchait son compagnon d’échappée dès le début de la dernière difficulté du jour pour s’envoler vers une superbe victoire d’étape. Cerise sur le gâteau : le Vendéen d’adoption endosse le maillot à pois rouges de meilleur grimpeur. Logique ! L’ancien champion de France sur route est passé en tête de tous les grands cols de la journée. Chapeau !
Evans a perdu le Tour
Du côté de la bataille pour le maillot jaune, il ne s’est strictement rien passé dans l’Aubisque et le Tourmalet. Vraiment dommage ! Il a fallu attendre les derniers lacets du col de l’Aspin pour que le peloton commence à s’activer. Sous l’impulsion des Liquigas de Vincenzo Nibali, Cadel Evans lâchait prise et pointait à 42’’ du groupe maillot jaune au sommet de ce col de 1ere catégorie. A l’arrivée, l’Australien a concédé près de 5 minutes à Bradley Wiggins. Il a définitivement perdu le Tour de France et le Britannique l’a quasiment gagné. Il a, avec le concours de son coéquipier Richard Froome, annihilé toutes les attaques de Vincenzo Nibali. Pourtant, l’Italien a beaucoup tenté dans Peyresourde, mais il était trop isolé pour réussir à dérégler la formidable machine Sky. Petite consolation : il a pris une sérieuse option sur la 3e place. Il aura, en effet, bien du mal à déloger Bradley Wiggins et Richard Froome des deux premières places du classement général.
Benoît de Villeneuve
Envie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nousEnvie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nous
L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.