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Royaume-Uni: la victoire du Parti du Brexit renforce l'hypothèse d'un "no deal"

Le Parti du Brexit du populiste Nigel Farage, partisan d'une rupture nette avec l'UE, arrive nettement en tête des européennes au Royaume-Uni avec 31,8% des voix, selon des résultats partiels dimanche, renforçant l'hypothèse d'une sortie sans accord.

Royaume-Uni: la victoire du Parti du Brexit renforce l'hypothèse d'un "no deal"
Le chef du Parti du Brexit Nigel Farage (au centre) écoute les résultats des élections européennes à Southampton, dans le sud de l'Angleterre, le 27 mai 2019 à l'aube - TOLGA AKMEN [AFP]

Les électeurs ont durement sanctionné le Parti conservateur de la Première ministre Theresa May, relégué à la 5e place avec 9,1% des voix et qui paye son incapacité à mettre en œuvre le Brexit, selon ces premiers résultats portant sur plus de la moitié des votes. Mme May a dû organiser le scrutin européen en catastrophe avant d'annoncer vendredi sa démission.

Lot de consolation pour les europhiles, le scrutin a donné un nouveau souffle au parti Libéral-démocrate, qui obtient 20,4 % des voix. Mais il n'a pas les moyens de peser sur les décisions au niveau national avec une petite poignée de députés seulement.

Nigel Farage n'a pas attendu les résultats pour prédire "une grande victoire" à son parti devant la presse à Southampton, dans le sud de l'Angleterre.

L'autre grand parti traditionnel, le parti travailliste (opposition), sort également meurtri du scrutin, avec 13,7% des voix, payant lui son attitude ambiguë sur le Brexit. La députée Emily Thornberry a ainsi reconnu que le Labour avait "besoin d'être plus clair et sans équivoque sur ce que nous voulons", sur la BBC.

Quant aux Verts, ils doublent leur score par rapport à 2014, à 12,1%, devançant les conservateurs.

Les Britanniques ont voté pour la sortie de l'UE à 52% des voix en juin 2016 et elle aurait dû entrer en vigueur le 29 mars. Mais Mme May n'a pas réussi à rassembler son parti, divisé sur la question, et les députés autour de son plan de divorce négocié avec Bruxelles. Elle a alors a dû demander son report, au 31 octobre au plus tard.

Colère

Créé il y a à peine quatre mois en réaction aux atermoiements au Parlement sur la mise en oeuvre du Brexit, le Parti du même nom n'affichait d'ailleurs pas d'autre programme dans ces élections que la sortie de l'UE. Il a capitalisé sur la colère des électeurs face à l'interminable feuilleton du Brexit.

Nigel Farage, 55 ans, ancien trader à la City, avait déjà en 2014 remporté les élections européennes, à l'époque à la tête du parti europhobe et anti-immigration Ukip. Il est pour un départ à tout prix de l'UE, même sans accord pour absorber le choc.

"Pour honorer le vote démocratique du peuple et les promesses qui ont été faites, la seule chose que nous puissions faire est de sortir (de l'UE) avec les termes de l'OMC", a-t-il déclaré pendant la campagne. C'est-à-dire en quittant l'union douanière et le marché unique pour des relations commerciales régies par l'Organisation mondiale du Commerce.

Ce scénario est la hantise des milieux d'affaires et les Européens n'y sont pas non plus favorables. Le Parlement britannique avait voté contre.

Mais la nouvelle victoire de Nigel Farage ne peut que conforter l'aile europhobe du Parti conservateur, favorable à une coupure nette avec l'UE. Et il a dans tous les cas demandé dès dimanche soir à "faire partie de l'équipe de négociations (avec l'Union Européenne, ndlr) afin que ce pays soit prêt à partir quelles que soient les circonstances".

Les Tories sont désormais plongés dans une lutte féroce pour la succession de Theresa May, avec déjà huit prétendants sur les rangs. Le favori, l'ex-ministre des Affaires étrangères Boris Johnson, 54 ans, qui avait joué un rôle clef pendant la campagne du référendum sur le Brexit, est sur la même ligne que Nigel Farage et se dit prêt à quitter l'UE sans accord.

Toute voix conservatrice allant au Parti du Brexit "va être interprétée par la plupart des candidats à la direction du Parti comme un message qu'ils doivent pousser en faveur d'un Brexit plus dur et sans accord", estime pour l'AFP Stephen Barber, politologue de l'université de Bedfordshire.

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