Tous les lundis, depuis novembre dernier, 71 élèves de primaire de l'école Léopold Sédar Senghor de Caen (Calvados) découvrent l'univers du jazz avec notamment Jeremy Bruger, pianiste professionnel et enseignant depuis dix ans. Il a également collaboré avec le célèbre artiste normand Fakear et depuis 2016, il est aussi professeur de jazz au Conservatoire Arthur Honegger au Havre. Trois autres artistes l'accompagnent que sont Priscilia Valdazo (contrebasse et chant), Pascal Vigier (percussions) et Blaize Zagalia (auteur).
L'histoire est inventée par les élèves
En collaboration avec le théâtre de Caen et l'école de musique "Musique en Plaine" depuis cinq ans, c'est la première fois que l'école Senghor participe à des ateliers autour du jazz, choisis par Soraya Brière, chargée du développement des publics et de médiation culturelle au théâtre de Caen. Au programme : un clip vidéo où sont tournées trois chansons ainsi qu'un spectacle public.
Jérémy Bruger, pianiste professionnel a accompagné l'artiste caennais et désormais sur la scène internationale, Fakear. - Léa Quinio
En démarrant par une conférence pour expliquer d'où vient le jazz et ce qui compose ce genre de musique, il a fallu y aller étape par étape pour inhiber la peur des élèves. "Il fallait capter l'attention et les garder concentrés", se souvient Jérémy Bruger. En suivant des mélodies issues des répertoires de standard de jazz, "les élèves ont été amenés à écrire eux-mêmes leur histoire et les paroles qu'ils vont chanter", poursuit-il. Soraya Brière ajoute : "il faut imaginer dans l'histoire qu'une sorcière a jeté un sort à la musique, et que du jour au lendemain, il n'y a plus de son". À la grande surprise des organisateurs, les jeunes étaient de plus en plus inspirés et créatifs.
Inhiber la timidité des jeunes en situation sociale difficile
Les jeunes ont du apprendre par cœur les couplets et refrains de chaque chanson et faire preuve d'une concentration maximale. Jeremy Bruger était ravi de l'investissement de ces CM1 et CM2 en situation sociale compliquée : "Aller transmettre dans une école qui n'est pas favorisée, c'est très important. Les enfants sont très attachants et la plupart d'entre eux sont très curieux et faisaient vraiment partie prenante du projet. Il y avait des chants mais aussi des percussions corporelles qui ont rythmé le spectacle. On leur apprend à placer la voix, respirer et chanter".
"On voulait casser ce côté méritocratie"
"Les jeunes sont dans le concret. Ils laissent une empreinte dans ce projet", conclut Jérémy Bruger. Samedi 23 mars 2019, la parole leur sera enfin donnée. Rendez-vous à la salle Champlain, Maison de quartier Pierre-Heuzé (Hérouville-Saint-Clair) dès 17 heures.
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