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Macron en mode séduction devant des maires inquiets

Emmanuel Macron a lancé mercredi soir une offensive de séduction en direction de quelque 2.000 maires méfiants invités à l'Élysée, avec qui il s'est livré à un jeu de questions-réponses parfois très franc.

Macron en mode séduction devant des maires inquiets
Le président Emmanuel Macron lors de son discours aux maires le 21 novembre à l'Élysée - Thibault Camus [POOL/AFP]

Très critiqué pour avoir décidé de ne pas se rendre au congrès de l'Association des maires de France (AMF), comme il s'y était engagé, le chef de l'État, très à l'aise, a défendu son bilan depuis le début du quinquennat.

"Je sais que votre quotidien n'est pas facile, celui du gouvernement ne l'est pas davantage", a-t-il assuré, multipliant plaisanteries et clins d'œil en direction des élus.

"L'année prochaine, je serai au congrès dans votre salle", a-t-il assuré.

Face aux défis auxquels la France est confrontée, "on a une responsabilité commune, c'est d'être ensemble", a affirmé le chef de l'État dans une salle des fêtes bondée.

Emmanuel Macron a tenté de rassurer des maires souvent très inquiets. "Je sens une inquiétude face à tous les changements, parfois des incompréhensions, mais je sens beaucoup d'attente, il ne faut rien céder face à un vent mauvais qui voudrait que tout soit la faute de l'élu", a-t-il affirmé.

Réforme fiscale, modification "à la marge" de la loi NOTRe sur la réforme territoriale, différenciation entre les territoires... Le président a souligné sa volonté de dialoguer avec les élus et leurs associations pour faire bouger les choses.

Dans une allusion au mouvement des "gilets jaunes", M. Macron a évoqué "une forme injustice". "Car beaucoup de nos concitoyens pensent que c'est le gouvernement quand il y a une hausse des prix à la pompe et voient presque mon image quand ils font le plein. Mais quand ils voient les primes à la conversion, ils pensent que c'est le concessionnaire."

Des maires courtois mais revendicatifs l'ont interrogé sur des problèmes très concrets: l'appauvrissement des commerces, l'afflux de migrants mineurs, la qualité de l'air ou encore le montant de la péréquation fiscale qui fixe les dotations de l'État aux communes.

"C'est pas bibi"

"On en a un peu marre", a résumé un élu qui dénoncé "une souffrance sociale en France, dans les territoires ruraux". Très à l'aise, distribuant la parole, Emmanuel Macron a répondu en rafale à toutes les questions, en citant les projets du gouvernement sur la revitalisation des centre-ville, le plan pauvreté, les discussions sur la prise en charge des migrants mineurs.

Plus globalement, il a plaidé contre les "injonctions paradoxales" en s'emportant contre ceux qui demandent à la fois moins de taxes et plus d'action publique. De lui même, il a plusieurs fois défendu la "trajectoire environnementale" de la hausse des taxes sur les carburants. "C'est pas bibi", a-t-il encore lancé à propos des modifications de dotations pour certaines commues en fonction de règles actuelles de péréquation.

Des élus venus de toute la France avaient été invités à écouter le chef de l'État. "On aurait presque pu mettre un gilet jaune. Mais quand on reçoit une invitation, il faut y répondre, c'est aussi un moment pour s'exprimer. Ici les gens seront polis mais au congrès de l'AMF, ça aurait été plus chaud", expliquait Véronique Del Fabro, maire d'Hudiviller, un village de Meurthe-et-Moselle.

La rencontre avec les maires avait été précédée en fin d'après-midi d'une réunion de travail avec le bureau de l'AMF, conduit par son président François Baroin (LR).

Selon l'Élysée, M. Macron a appelé à "arrêter les fausses polémiques et la scénarisation de nos désaccords". "Vous êtes des élus. Nous avons la République en partage. Avançons", a insisté le chef de l'État auprès des élus.

Mais à l'issue de la réunion, plusieurs membres du bureau ont préféré ne pas assister à l'intervention du chef de l'État, considérant qu'Emmanuel Macron aurait dû s'exprimer devant l'ensemble des maires réunis en congrès jusqu'à jeudi Porte de Versailles.

"Nous avons eu le sentiment que si nous étions écoutés, nous étions peu écoutés. Le président de la République a pour l'essentiel confirmé ses positions, sans véritable inflexion et avec une volonté modérée d'aller vers une véritable négociation", a déploré à l'AFP le vice-président de l'AMF, André Laignel (PS), à l'issue de la rencontre.

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