Le jeudi 12 octobre 2017, le prévenu rentre déjeuner chez lui à Hautot-Saint-Sulpice (Seine-Maritime). Il est passablement énervé après être passé à sa banque où on lui a signifié des problèmes financiers qu'il doit régler au plus tôt. Il en fait part à son épouse puis la questionne sur ses récents achats.
La bonne volonté de celle-ci ne suffit pas à le calmer et bientôt le ton monte. Il reste persuadé qu'elle dépense trop d'argent sans lui en faire part. Il la bouscule et la moleste en lui portant plusieurs coups au corps. Son fils de dix ans intervient pour protéger sa mère mais il se rue sur lui en l'agressant violemment puis revient s'acharner sur sa conjointe. Elle parvient à lui échapper et se réfugie chez des voisins qui l'incitent à déposer plainte pour violences récurrentes car ils ont déjà été témoins d'âpres disputes entre les deux époux.
Elle refuse de l'accuser
Elle est entendue par les policiers et décrit la scène de violences qu'elle vient de vivre. Cependant, elle refuse de se faire examiner en dépit des traces de coups sur sa personne. Puis elle rédige une lettre adressée au procureur de la République pour le supplier de ne pas condamner son mari.
Entendu à son tour, le prévenu, âgé de 38 ans, reconnaît l'avoir bousculée, sans émotion particulière. Pour le ministère public, "la réitération des faits révèle une instabilité psychologique". En l'absence de défense à l'audience du vendredi 19 octobre 2018, le tribunal le reconnaît coupable des faits qui lui sont reprochés et le condamne à une peine de six mois de détention entièrement assortis du sursis.
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