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Brésil: veillée d'armes avant une élection incertaine

Les candidats à la présidentielle tentent samedi de séduire les derniers indécis, à la veille du scrutin le plus incertain et le plus polarisé de l'Histoire récente du Brésil, dont le grand favori est le député d'extrême droite Jair Bolsonaro.

Brésil: veillée d'armes avant une élection incertaine
Une partisane (droite) du candidat d'extrême droite Jair Bolsonaro discute avec un partisan (hors cadre) du candidat de gauche Fernando Haddad, lors d'un meeting de campagne du Parti des travailleurs, à Belo Horizonte (Etat du Minas Gerais) le 5 octobre 2018 - DOUGLAS MAGNO [AFP]

La campagne a pris fin officiellement jeudi soir, avec le dernier débat entre les candidats, mais les prétendants à la fonction suprême peuvent encore occuper le terrain sur les réseaux sociaux.

Les candidats n'ayant plus le droit d'organiser des meetings, les militants ont prévu de se rassembler lors de manifestations pro ou anti-Bolsonaro.

Le week-end dernier, la mobilisation massive de dizaines de milliers de femmes contre le candidat d'extrême droite n'avait pas eu les effets escomptés: tout au long de la semaine, l'ex-capitaine de l'armée n'a cessé de grimper dans les sondages.

La dernière enquête d'opinion de l'institut Datafolha le crédite de 35% des intentions de vote, 13 points devant son principal rival, Fernando Haddad, du Parti des Travailleurs (PT), qui a remplacé l'ex-président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, incarcéré et inéligible.

Les deux favoris devancent largement le troisième candidat, Ciro Gomes (centre gauche), qui stagne à 11%.

Datafolha doit encore publier samedi un dernier sondage, qui confirmera ou non cette tendance à la veille du scrutin.

La progression de M. Bolsonaro lors de la dernière ligne droite est si fulgurante que certains analystes n'excluent pas qu'il puisse l'emporter dès le premier tour, comme il en a lui-même la conviction.

Objectif nord-est

Ses partisans ont appelé à un rassemblement samedi en mi-journée devant le parlement de Brasilia, et espèrent en faire une démonstration de force.

Vendredi, le candidat d'extrême droite, privé de campagne dans la rue depuis un attentat le 6 septembre qui a failli lui coûter la vie, a mené une offensive à distance sur un fief emblématique du PT. Il a accordé deux entretiens à des radios du Pernambouc, état pauvre du Nord-est dont Lula est originaire.

"Le Brésil a coulé à cause du PT, nous avons perdu des marchés avec plusieurs pays pour des raisons idéologiques", a-t-il affirmé à l'antenne locale de Recife de la radio d'informations CBN.

Sur son profil Facebook, M. Bolsonaro a publié une photo de lui coiffé d'un chapeau traditionnel du Nord-est et imitant un pistolet avec ses doigts, comme il le fait souvent.

Fernando Haddad, lui, sera présent physiquement dans le Nord-est, participant samedi à une "marche pour la victoire" à Feira de Santana, dans l'Etat de Bahia.

"Nous voulons gouverner pour tout le monde, pas seulement pour les riches. Dimanche, le peuple va reprendre le pouvoir", a-t-il lancé vendredi sur Twitter.

Du fond de sa cellule de Curitiba (sud), l'ex-président Lula a lancé un appel à "son cher peuple brésilien", dans un message diffusé sur son site.

"Le 6 octobre c'est mon anniversaire officiel (dans l'état-civil, Lula étant en réalité né le 27, ndlr). J'espère recevoir en cadeau le 7 octobre le vote du peuple brésilien et Haddad comme président", a écrit la figure iconique de la gauche brésilienne.

Le PT a gouverné le Brésil de 2003 à 2016, un règne de 13 ans qui a pris fin brutalement avec la destitution de Dilma Rousseff, la dauphine de Lula.

Le parti s'est assuré un grand réservoir d'électeurs grâce à d'ambitieux programmes sociaux qui ont permis à près de 30 millions de Brésiliens de sortir de la misère.

Mais la poussée de Jair Bolsonaro dans les sondages est aussi due à un fort sentiment anti-PT d'une partie de la population qui juge la formation de gauche responsable de tous les maux du pays, de la crise économique qui a fait près de 13 millions de chômeurs aux graves problèmes d'insécurité.

Ciro Gomes et le candidat du centre droit Geraldo Alckmin, en 4e position dans les sondages, ont appelé à des rassemblements samedi, espérant une mobilisation de la dernière heure de l'électorat centriste.

Dans un pays si divisé et une ambiance tendue, les autorités brésiliennes ont prévu des mesures de sécurité exceptionnelles, avec 280.000 hommes mobilisés dimanche pour le premier tour dans les 83.000 bureaux de vote.

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