Avec les 24 heures du Mans et le Grand-Prix de France, c'est LE grand rendez-vous de la saison pour les fans de sports mécaniques sur deux roues. Celui qu'il ne faut manquer sous aucun prétexte, que l'on soit sur la piste, dans le paddock ou dans les gradins. Cela tombe plutôt bien, puisque Quentin Levrier ne compte pas laisser sa place au départ du prochain Bol d'Or.
Le samedi 15 septembre 2018, ce Rouennais (Seine-Maritime) de 28 ans sera au Castellet, dans le sud de la France, pour participer à la 82e édition de la célèbre course d'endurance par équipes. Sa quatrième, sur un plan personnel, toujours sous les couleurs du Team Cottard Motorsport.
Un destin presque tracé
Lancé sur une machine "à cinq ou six ans dans des jardins ou des champs", Quentin Lévrier a eu un début de parcours tout tracé. Comme souvent avec ce genre de passion. "Je viens d'une famille très motarde, avec des amis motards… Je ne me suis pas orienté vers un autre sport, j'ai toujours voulu faire de la moto", rembobine celui qui a fait de sa passion un métier en devenant… vendeur de motos ! Mais la pratique en compétition est venue plus tard, elle, vers l'âge de 17 ans.
À ses débuts, Quentin est passé comme tous les pilotes par les courses de vitesse. Puis ce sont les opportunités et le soutien de son patron, Alain Cottard, qui lui ont ouvert les portes des grands week-ends du Championnat du monde d'endurance. Des épreuves très difficiles, tant sur le plan physique que mental. "Avant le départ c'est de la grosse adrénaline, ça fait un peu peur et on n'a presque pas envie d'y être finalement", confie celui qui compte pour l'instant quatre départs aux 24 heures du Mans et trois au Bol d'Or.
En course, avec ses deux coéquipiers, Quentin Lévrier alterne les relais d'environ une heure de course, soit le temps de venir à bout du réservoir de 24 litres de sa Suzuki 1000 GSXR, et des phases de repos d'environ une heure et demie. "Entre chaque relais, on débriefe avec le chef mécanicien et le coéquipier qui est encore là, on fait un tour chez l'ostéopathe pour tout remettre en place, on mange un petit peu et on essaye de se reposer. Moi, j'arrive à dormir 15-20 minutes entre les relais", décrit le pilote.
Son moment préféré ? La nuit, son ambiance particulière et l'éveil des sens qu'elle provoque. "C'est magique parce qu'on est tout seul, mais on ressent le public et la fête autour. On voit la fête foraine et on a les odeurs de fumée et de barbecue." À l'écouter décrire ses émotions, l'œil brillant et le sourire aux lèvres, on se sentirait presque lancé avec lui à 300km/h dans la longue ligne droite du circuit Paul-Ricard.
La frustration d'un abandon, les joies d'une belle remontée après une course mal engagée. Quentin Lévrier a déjà connu les hauts et les bas que seule la compétition peut provoquer. Et à 28 ans, il ne se voit pas rester dans la discipline indéfiniment. "Ce n'est pas l'envie qui me fera rester, c'est la vitesse. Si je vois que je vais moins vite et que je ne suis pas à la hauteur, j'arrêterais naturellement. Je ne forcerais pas la chose", prévoit le pilote qui avoue quand même "rêver encore d'un podium".
Envie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nousEnvie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nous
L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.