Le prévenu, un jeune homme de 21 ans, est incarcéré à la Maison d'arrêt de Rouen (Seine-Maritime), purgeant ainsi les nombreuses condamnations qui ont été prononcées à son encontre pour vols avec violences et outrages, douze au total.
En août 2017, un aménagement de peine lui est octroyé, lui imposant le port d'un bracelet électronique qui permet aux autorités pénitentiaires de le localiser à tout moment. Il se conforme à l'assignation à résidence chez ses parents depuis lors, mais le 20 novembre 2017, il prend le risque de le déconnecter pour rendre visite à sa compagne et à ses deux enfants. La police, alertée, enquête mais il semble s'être volatilisé.
Ce n'est que le 27 novembre 2017 qu'il réapparait en se rendant à la Maison d'arrêt où il est détenu, en se constituant spontanément prisonnier. "Je n'ai jamais voulu échapper à mes obligations", affirme-t-il à la barre, mardi 28 novembre 2017.
Pour le Ministère Public, "une désinvolture certaine vient gâcher ses chances de se réinsérer", faisant référence au bon comportement qu'il a su adopter lors de son incarcération, occupant deux emplois simultanément pour indemniser les victimes de ses délits passés. Pour sa défense, "la bonne volonté du prévenu ne saurait être mise en doute".
Reconnu coupable de tentative d'évasion, il est condamné, à l'audience à un mois de prison ferme qui vient s'ajouter au temps d'incarcération qui lui reste à purger.
A LIRE AUSSI.
Violences conjugales : il se déchaîne et coupe son bracelet électronique
Pays-Bas: une toute nouvelle vie derrière les barreaux
D'Irkoutsk à Nantes, le périple de Yoann Barbereau en fuite
Seine-Maritime : en liberté surveillée, il ne respecte pas ses obligations
Envie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nousEnvie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nous
L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.