Laëtitia Tateceau, 38 ans, accumule des biens volés par une "connaissance" qu'elle prétend peu fréquenter, du 19 septembre 2014 au 8 août 2016 à Petit Quevilly (Seine-Maritime). Neuf victimes se trouvent ainsi délestées de leurs téléphones portables, ordinateurs et autre matériel informatique.
Le voleur, interpellé précédemment, reconnaît les faits et donne l'adresse de la prévenue, laquelle a accepté de receler les objets volés. Une perquisition à son domicile permet le recoupement des vols avec les plaintes des victimes. Entendue par les policiers, elle déclare que l'auteur des vols venait régulièrement déposer son larcin chez elle et qu'en contrepartie, il la payait en cannabis ou en espèces.
À la barre, elle reconnaît son addiction aux produits stupéfiants et ajoute : "Je ne lui demandais pas d'où ça venait". La Cour a cependant du mal à croire à son désir de venir en aide à son "ami", puisque son casier judiciaire fait mention de treize condamnations pour violences, détention d'arme et vol.
Pour les parties civiles, "le préjudice moral est évident", et le Ministère Public ajoute que "la prévenue ne pouvait pas ignorer la provenance des biens recelés". Sa défense fait remarquer que "la prévenue assume déjà beaucoup de difficultés dans sa vie, n'en rajoutons pas".
Le Tribunal la condamne néanmoins à dix mois de prison ferme.
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