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Référendum: le gouvernement catalan, en difficulté, ne renonce pas

Le gouvernement séparatiste de Catalogne a reconnu jeudi que la vaste opération policière et judiciaire menée dans la région compliquait l'organisation du référendum d'autodétermination interdit, sans pour autant renoncer à sa tenue le 1er octobre.

Référendum: le gouvernement catalan, en difficulté, ne renonce pas
Des manifestants brandissent des drapeaux catalans à Barcelone le 20 septembre 2017 - PAU BARRENA [AFP]

La Cour constitutionnelle a annoncé jeudi à Madrid avoir infligé des amendes de 6.000 à 12.000 euros par jour à 24 personnes impliquées dans l'organisation du référendum.

Une amende de 12.000 euros par jour est imposée au secrétaire général de la vice-présidence régionale, Josep Maria Jove - arrêté mercredi - ainsi qu'aux sept membres de la commission électorale, "jusqu'à ce qu'ils respectent les résolutions de la Cour".

La haute cour met a ainsi en oeuvre pour la première fois une réforme de 2015 lui permettant d'infliger des amendes aux autorités ou fonctionnaires qui enfreignent ses résolutions.

Après les arrestations mercredi de 14 hauts responsables catalans au coeur de l'organisation du référendum, le vice-président du gouvernement régional, Oriol Junqueras, l'a admis: "Les règles du jeu ont été altérées". "Nous ne sommes pas en mesure de voter comme d'habitude".

Jeudi à la mi-journée, huit des 14 personnes arrêtées avaient été remises en liberté, selon l'exécutif catalan.

Les forces de l'ordre ont aussi saisi mardi et mercredi près de 10 millions de bulletins de vote et les convocations pour 45.000 assesseurs.

La presse a présenté ces opérations comme un coup décisif porté au scrutin interdit par la Cour constitutionnelle.

Mais jeudi après-midi, comme si de rien n'était, le président séparatiste du gouvernement catalan Carles Puigdemont a tweeté un lien vers une page permettant aux Catalans d'identifier leur bureau de vote. Le site n'était cependant pas accessible au moment où l'AFP a voulu le consulter.

M. Puigdemont a aussi appelé la "communauté internationale à se ranger au côté de la Catalogne, en défense de la démocratie et des valeurs européennes", dans une tribune publiée par le quotidien britannique The Guardian.

Trois navires de croisières

Il a obtenu le soutien de la Première ministre écossaise Nicola Sturgeon. La cheffe du parti indépendantiste SNP a appelé au respect du droit à l'autodétermination en Catalogne, et souhaité "qu'un dialogue puisse s'instaurer" entre Madrid et Barcelone.

Dans le centre de Barcelone, quelques milliers de personnes ont afflué jeudi, pour la deuxième journée consécutive, dans une ambiance festive. Elles se sont massées devant la Cour d'appel pour réclamer la libération des dirigeants arrêtés. Les manifestants étaient moins d'un millier en fin de journée, selon l'AFP.

"Si on ne vote pas aujourd'hui, ce sera demain", a confié un manifestant, David Barnet, un pompier de 36 ans.

"Cela fait 50 ans que je suis là, je me considère Catalan... mais je ne voudrais pas me séparer de l'Espagne, de mes racines", a expliqué ailleurs dans la ville, Juan Jose Moya, 63 ans. "Je ne suis pas partisans de l'indépendance, mais je suis pour qu'on laisse voter".

Les Catalans sont partagés presque à parts égales entre indépendantistes et partisans d'un maintien de la Catalogne (7,5 millions d'habitants) au sein de l'Espagne. Mais plus de 70% souhaitent pouvoir s'exprimer à travers un référendum en bonne et due forme.

Au pouvoir depuis 2011 en Espagne, le conservateur Mariano Rajoy refuse ce référendum au nom du respect de la Constitution, garante de la démocratie et de l'unité du pays.

Les opérations policières destinées à empêcher le scrutin du 1er octobre ont suscité de nombreuses critiques dans la région.

Le FC Barcelone a condamné toute forme d'entrave au "droit à décider" de la Catalogne. Et dans le grand théâtre-opéra du Liceu, sur les Ramblas de Barcelone, le public a entonné l'hymne catalan mercredi soir.

Jeudi, le ministre de l'Economie Luis de Guindos a évoqué la "main tendue" du gouvernement aux séparatistes "à condition qu'ils respectent la légalité". Il n'a pas écarté une amélioration du financement de la région.

Le gouvernement a par ailleurs décidé d'envoyer d'importants renforts de police en Catalogne, qui seront logés sur trois navires de croisières (6.600 lits) mouillant dans les ports de Barcelone et Tarragone.

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