Libéré de prison sous conditions de rester visible en surveillance, Abdul N'Dao, 23 ans, habite alors chez sa mère. Le 8 avril 2017, il brise son bracelet et devient injoignable pour les services pénitentiaires. Il se rend ainsi également coupable de dégradation de bien qui vient s'ajouter à ce que le règlement pénitentiaire appelle une tentative d'évasion. Dans un tel cas, le juge de l'application des peines suspend la surveillance et ordonne la recherche de l'individu.
Néanmoins conscient de sa faute, il se présente spontanément au Commissariat de son quartier, à Rouen (Seine-Maritime), le 23 avril 2017, espérant peut être la clémence du juge quant au temps d'emprisonnement qui reste à purger. "J'en avais marre, j'ai fait une erreur en l'enlevant", dira-t-il. Mais il n'en va pas ainsi et doit se présenter devant la Cour à l'audience du mercredi 28 juin 2017 pour ces deux nouveaux délits. Son casier judiciaire comporte deux condamnations pour vols et participation à une association de malfaiteurs. Le Ministère Public constate que "par son geste, le prévenu n'a pas su faire aboutir les démarches de réinsertion qui lui étaient proposées". Sa défense note que "la naïveté du prévenu quant à la réalité pénitentiaire ne mérite pas une peine sévère".
Après délibération, le Tribunal le condamne à un mois de prison ferme.
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