Dans l'avion qui le ramenait du Caucase le 2 octobre, le pape François - discutant avec les journalistes - a fait une réflexion sur "l'idéologie du genre" et les manuels scolaires français. Occasion pour lui de revenir sur la "colonisation des esprits" qu'opérerait ce type de théories occidentales.
Cette intervention du pape dans un débat de société a irrité la ministre Najat Vallaud-Belkacem. Le 3 octobre, elle a accusé le pape de "paroles légères et infondées". Occasion, pour elle, de réaffirmer la thèse qui consiste à nier l'existence de l'idéologie du genre. Cette thèse entretient un dialogue de sourds en France entre les adversaires de l'idéologie du genre et les organisations d'enseignants et de parents proches du PS. Les uns affirment lutter contre des préjugés et les autres affirment que l'on veut transmettre "l'idée que la différence sexuée entre l'homme et la femme serait imaginaire". Selon le président des parents d'élèves FCPE, "la laïcité" interdirait au pape de s'exprimer sur ce sujet. Selon les juristes, la loi de 1905 n'interdit pas aux Églises d'avoir un avis sur la société et d'en faire part.
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