La récente sortie en librairie de l'ouvrage coordonné par Ariane Boltanski et Alain Hugon, "Les noblesses normandes" est là pour le rappeler. "En tant que ville qui concentre une bonne partie du dynamisme régional, Caen était à l'époque connu pour ses hôtels particuliers dont certaines traces sont encore visibles, comme c'est le cas pour l'hôtel d'Escoville, là où siège aujourd'hui l'office de tourisme de Caen", rappelle Alain Hugon.
30 nobles en Normandie
Des nobles aussi célèbres que les Matignon, les d’Harcourt, ou encore François de Malherbe résidèrent un temps dans l'ancienne cité des Ducs. "La noblesse contribua fortement à son essor, notamment d'un point de vue culturel puisque c'est à cette époque que fut créée à Caen, en 1652, la première Académie de province en France", expose Alain Hugon. Et le pouvoir royal à Paris ou à Versailles conserve son emprise sur les affaires caennaises en installant régulièrement des nobles à la tête des deux abbayes et au commandement du château qui domine la ville.
Au début du XVIIIe siècle, Caen attirait fréquemment pour leurs affaires, une partie des 30 000 nobles que comptait la Normandie. Etait noble, toute personne qui volontairement n'avait pas un travail. Il n'était pas rare que les plus miséreux d'entre eux retournaient au labeur et perdaient ainsi leur titre. "Il existait de fortes disparités au sein de la noblesse de l'époque, d'où le titre du livre : Les noblesses normandes", précise Alain Hugon qui ne peut s'empêcher de continuer à s'interroger : "avec toutes ces richesses historiques, il est étonnant de voir les Normands si peu fiers de leur patrimoine".
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